Mr X était un scientifique de bien triste renommé.Voulant redorer son blason, il entreprit un nouveau projet. Rendre aux hommes la vie plus simple.
 
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Le temps d'un instant.

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Jeu 27 Avr - 18:35


Un léger sentiment de panique me pris quand il lâcha ma main, mais très vite je fus apaiser de le voir sortir simplement un parapluie. J’ai le sang chaud de toutes mes émotions, le moindre geste me met au martyre. Un flot de pensée obscure me tournaient en tête sans jamais qu’aucune ne se précise. J’allais avoir une fin de soirée chargé en alcool, c’était certain. Je devais méditer ces mots, comme les miens. Sans que j’appellerais mon tendre ami, lui qui vie un passé commun, à mon grand effrois, avec William. En sait-il plus ? Me parlera-t-il ? J’en suis certain et dans un sens ça me rassure, d’avoir toujours non loin de moi cette personne à qui je peux tout dire. Et surtout, le seul de mes jeunes qui puisse se protéger et protéger les autres. Comprenez, mon amour pour eux est in quantifiable et inconditionnelle, et je vois Alfredo comme leurs grand frère à tous, celui qui veille en mon absence. Oui, cela me rassure et c’est de ça dont j’aurais besoin, une fois mon calme envolée. J’fus surpris de voir le parapluie m’être tendus, mais je ne pouvais rien refuser à un tel sourire. Pourtant, la pluie ne me dérangeait vraiment pas, elle m’était même agréable. Un peu chaude, en fine gouttelette, on eut presque cru des larmes a ainsi couler le longs de nos visages. Ces paroles me réchauffèrent, sans doute ne saurait-il jamais à quel point. Il y avait en elle toutes mes espérances, je voulais tout ça avec une force presque bestial.

Je voulais qu’il se sente en sécurité, car j’eusse bien pensé qu’il l’était. Toute égo mise à part, je sais me défendre, je sais défendre les gens qui me sont chers et je peux me montrer plus que glacial quand on défie cet instinct fraternelle qui m’anime tous les jours un peu plus. Son regard m’en dit plus que tous les mots qu’il puisse encore prononcer et la chaleur de sa main vint à nouveau remplir la mienne, me laissant sourire. Alfredo avait peur que je m’attache à lui au début, peur des retombé de son passé cendreux sur le chemin de nos vies et à présent je reconnais ce doute dans les yeux de mon aimé. Je ferais partir cette peur, je lui prouverais qu’il n’a en rien à s’en faire pour moi. C’est vrai que ce fut plus simple avec mon ami, il avait eu la démonstration plutôt violente de mes états d’âmes le jour de notre rencontre. La chaleur sur ma joue me laisse rougir, je n’ai en rien l’habitude de le voir aussi entreprenante et c’est toujours une agréable surprise. Son sourire fait écho au mien, et à nouveau ces mots berces mon âme. Comment pourrais-je éclater mes mois devant tant de tendresse ? J’ai finalement suivis ces pas, sans pour autant usé du parapluie, cette humidité m’était si douce, pourquoi y renoncé, elle évoque en moi l’écho de mille mots. Je suis venus amoureusement lui encadré l’épaule de mon bras, je voulais le garder auprès de moi pour toujours, ce petit ange à la tignasse de velours.

- William, j’aimerais que tu puisses me dire tout ça, mais la franchise et les sentiments sont parfois difficiles à combiné. Je ne puis laisser ma colère d’éclabousser, même un peu. Je voudrais te couvrir de sourire à jamais.

Posant mon indexe sur son nez je lui offris un autre de mes sourires. Je pensais chacun de mes mots. Je l’aimais tellement que je refoulerais à jamais mes émois, je le jure. Après tout j’avais mes amis pour ça ! Et je lui avais offert une famille pour lui. J’ai commencé à marcher doucement, je savais exactement où aller. La pluie continuer de balayer doucement le ciel et un éclair de ciel bleu vint nous radier d’une douce lumière. Je voudrais qu’il puisse se confier sans contrainte. Avec moi c’est impossible, il a peur de me blesser, de mal dire ces mots. Il veut faire attention, il veut me protéger, tout comme je le protège moi aussi. C’est sans doute une chose accoutumé à l’amour. J’ai réprimé mon soupire, je devrais faire avec. Visiblement chaque relation se teint d’une nouvelle couleur. Il y a de celle où l’on peut tout ce dire, sans doute car l’un des deux est si inexpressif que rien ne semble jamais le troubler. Pour d’autre en mâche, on cherche, on tâtonne sur chaque mot pour en préserver tout usage. Pouvait-il le concevoir ? Je l’ignore, après tout, j’ai cru comprendre que mise à part moi William, n’a jamais offert son cœur. Cette pensé me fit rosir les joues. J’ai serré un peu plus sa main en tournant sur la droite.

- Tu sais, si tu veux parler franchement et sans retenus, il y a Alfredo. C’est un frère sincère, tu pourras toujours te confier à lui, il ne risque pas de te juger. J’aimerais vraiment que tu l’entendes. C’est important de trouvé une personne à qui l’on peut tout dire. Hm ?

J’ai remis le parapluie dans son sac, je ne comptais pas l’utilisé et lui la pensé ne semblait même pas l’avoir traversé. L’air restait chaud et presque lourd, sans doute que l’on aurait de l’orage ce soir. Mon œil en pétille, j’aime ce genre de temps. C’est comme si mes humeurs y répondaient. Je me suis mordus la lèvre. Je pouvais sentir cette colère bien au fond de moi. Mais je ne voulais rien laissé paraître, pas devant lui. Jamais. La vue du sable m’indiqua que notre route allait prendre fin. L’on entendait déjà le bruit sourd des vagues qui s’écrase contre la roche. J’ai sourie nostalgique, combien de fois suis-je venus ici ? Combien de fois ai-je vu ces larges lames ce jeter avec forces, comme si elle pouvait faire bouger le monde avec elles ? J’ai pris la main de William et je l’ai tiré, accélérant le pas malgré moi. L’impatience me tue parfois. Finalement je pus contempler le magnifique paysage de mes yeux. La pluie semblait avoir chassé tout le monde, et le monde semblait à nous. J’ai pris une longue inspiration, m’imprégnant de l’air pure et du gout du sel qui venait ce collé à mes lèvres. La mer nous contemplait à quinze mètres au-dessous, laissant parfois ces larges vagues s’écraser tout proches, laissant son eau se mêler à celle de la pluie en un spectacle tout simplement magnifique.

Le bruit de l’eau qui se charge et la douceur du vent qui nous balayait avec douceur était comme une douce chanson trop intime pour qu’on puisse en comprendre le moindre ver. J’ai lâché la main de William pour me coller les cheveux en arrière, dégageant entièrement mon visage. Je ne voulais rien manquer. Le ciel découpait quelques parfaites couleurs grâce au soleil qui tapait contre l’humidité de l’averse. La roche blanche était parfois recouverte de sable et l’ont pouvoir voir à notre droite un arbre majestueux déversé ces racines bien au-delà de nos regards. Nous étions en début de printemps et déjà l’arbre c’était coloré de ces plus belles parures de fleurs. Un magnolia, il fleuriste très tôt et dépérisse presque aussitôt pour laisser le vert de leurs feuille s’emparer de leurs place. Ainsi le vent balayant le monde, quelques pétales couraient parmi nous.  Il y avait presque un sentiment d’impuissance face à la beauté de ce paysage. J’ai souri une fois de plus, comme en réponse à la mer et je me suis retourné pour regarder mon aimé.

- N’est-ce pas là, la plus belle chose que n’ai vue ? J’aime beaucoup cet endroit, il est un peu … Je ne sais pas. Il n’y a pas de mot pour le décrire.


Lui qui n’avait jamais rien vu ni vécus, lui qui a eu comme seul compagnie les murs moites et sombres d’une chambre trop solitaire. Lui qui n’eut jamais d’autre ami que la peur et l’angoisse, je voulais qu’il ouvre ces yeux si grand que le monde ne puisse plus jamais lui cacher ces merveilles. N’était-ce pas l’endroit parfait pour cela ? Et pour tant de chose encore. Je me suis mordu la lèvre, une pincé de nervosité s’emparait doucement de moi. J’avais prévus de lui dire, solennellement, comme une formule, comme pour tout confirmer. Mais jamais je n’eut cru pareil occasion. C’était tout simplement parfait. Je me suis retourné, le vent balaya mes cheveux en arrière et je vins doucement couché ma main sur la joue de mon aimé. J’avais l’impression familière que le monde avait arrêté de tourner pour nous regarder timidement. J’avais l’impression que le bruit de mon cœur, battant à toute rage, allait rejoindre le concert que donnait vague et vent en l’instant. Les mots me vinrent avec une simplicité déconcertante.


- William, je t’aime.

Après tout, il n’y avait rien à ajouter à cela. C’était la simple vérité, une simple phrase, de simples mots. Tous si vrai, tous portants d’un message si grand. Il n’y a qu’ici, que je vois ce message prendre un sens. C’est le seul endroit qui me parût assez majestueux pour de tels émois.

Tu me diras si je dois changer.

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William O'Cahan
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Mar 9 Mai - 1:41
Je ne peux pas comprendre.
#Lawrence.

Lawrence.
Ce prénom. C’est le prénom de l’homme que j’aime. L’homme qui va mourir, l’homme qui me rend heureux, l’homme qui va laisser derrière lui un grand vide quand il ne sera que poussière. Il était là avec moi. J’étais avec lui, il me tenait par la main, puis par l’épaule. N’utilisant pas ce parapluie qui lui aurait été bien utile. Je le suivais sans dire un mot, je me laissais porter et guider par ses pas sans me soucier d’où nous allions. Je le suivrai jusqu’au bout du monde si jamais il voulait échapper à son destin, je serai avec lui jour et nuit, chaque fois qu’il sera triste.  C’est ainsi que je voyais la chose actuellement pour ne pas qu’il se sente mal. Il ne se rendait sans doute pas compte que moi aussi j’aimerai tout lui dire. Tout lui avouer, lui dire tout ce que j’avais sur le cœur, mes peurs, mes faiblesses, mes inquiétudes, mes joies, même mes envies.

Je souhaite qu’il sache tout ça. Je souhaite que son cœur ne ratte un battement que quand je le regarde ou que je lui dis qu’il est important. Je ne souhaite pas voir une expression de colère ou de peine. Je ne voulais que de la joie, du bonheur. Quelque chose que je n’avais pas le droit, mais cette chose était si présente en Lawrence que je ne pouvais que rester près de lui pour ressentir toute cette chaleur qu’il me donnait sans même se rendre compte. Le laissant me guider je l’ai écouté me parler brièvement d’Alfredo. Cet homme qui était censé me faire peur était devenu le « frère » que je n’ai jamais eu. Nous savons tous les deux le rôle qu’il avait dans la vie de Lawrence du moins sa fin de vie. Me confier à lui aurait pu être une évidence déconcertante. Il n’y a que lui qui pourrait réellement comprendre ce que je ressens, que lui qui ne ressentirait pas de la tristesse ou de la pitié. Nous avions vécu avec le même homme, mais à des degrés différents.  Je pourrai me confier, mais il me l’a bien dit la dernière fois.

Il dit tout à Lawrence.

Cependant je ne voulais pas que Lawrence apprenne de la bouche d’Alfredo ce que moi je souhaite lui dire. Je veux qu’il sache tout ce que j’ai vécu de ma bouche et non de ce qui est censé être la faucheuse des expériences. Je pourrai me confier à ce dernier, je le ferai. Je le sais, mais en premier j’aimerai que ça soit Lawrence et seulement lui, mais j’avais tellement peur de le blesser, qu’il comprenne que ce contact si doux est pour moi en réalité une dure épreuve. Garder ma main dans la sienne était devenue une évidence depuis que mon cœur ne faisait qu’exploser quand je le regardais, mais tout ceci était compliqué. J’en avais mal. J’avais peur de faire une bêtise et être touché m’était insupportable en réalité, mais il me dit de me retenir, donc je me retiens. Je ne hurle pas. Je ne dis rien, je me laisse faire. Nous sommes arrivés vers un endroit que je n’avais jamais vu. Pourtant Lawrence semblait si heureux d’être ici. Je me suis posé la question pendant un moment. Pourquoi ? Pourquoi cet endroit semblait-il tant lui plaire ? Je me suis approché, mais sans plus. Le vent, la pluie, tout ceci ressemblait à un paysage qu’on pouvait voir dans les films, les livres ou même les peintures. C’était bien la première fois que je voyais un tel spectacle.

Il me regarda un instant. Ce qu’il disait n’avait pas de sens pour moi. Tout je n’ai jamais rien vu de ma vie donc forcément je ne pouvais pas juger si c’était la plus belle chose que nous pouvions voir.  Sa main sr ma joue, son regard, tout mon être en tremblait. Ses mots. Tout ce qu’il disait, tout ce qu’il regardait semblait si beau, mais quand il me dit je t’aime, quand il me regarde, bien que je sois heureux que je me sente bien, plus tard quand je suis seul, sans personne, je ne peux pas m’empêcher de me taper et de me dire que c’est mal. Très mal. Il me le dit tout le temps. C’est mal, mais cependant tout ceci m’est bin égal…

Car je l’aime.

C’est tout bête, mais je l’aime. Je l’aime tellement que malgré tout ce que je fais je ne peux pas m’empêcher de l’aimer, je ne peux pas m’empêcher de vouloir le voir sourire, je l’aime tellement. Je me suis dégagé de sa main qui était sur ma joue qui semblait si froide comparé à sa main si chaude et je me suis approché du bord. Je regardais en bas doucement. Si je saute est-ce que je meurs ? Je ne sais pas. Je me le demande. Sans doute que oui ou sans doute que non. Je pense que tout a une fin et ça sera sans doute là.

« Je veux tout te dire. Je veux que tu saches tout. »

Il est vrai. Je voudrai qu’il sache tout. Je me suis retourné restant au bord de cette falaise le regardant de loin. De toute façon, il partira sans doute. Qui voudrait d’un gars comme moi avec ce qu’il va entendre. Il a pu accepter ça d’Alfredo, mais il ne pourra pas éternellement l’accepter des autres. Je suis navré Lawrence. Je ne voulais pas que tu souffres de ma bêtise inconditionnelle.  J’ai levé la tête pour regarder le ciel et j’ai soupiré pendant un moment. Pff. Tout ceci était vraiment compliqué, mais je peux le faire. J’en suis sûr. J’ai de nouveau baissé ma tête pour le regarder. Droit dans les yeux, encore incertain sans doute.

« Je suis désolé. Sache-le. Vraiment… Je suis navré. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Vraiment. Je ne voulais pas… Mais c’est ma faute… Je suis venu au monde. »

Oui c’était ma faute. Maman m’en voulait. Elle m’a toujours détesté à cause de ça. Je me suis rapproché de Lawrence un instant puis j’ai retiré mon pull. Mes cheveux me tombaient devant les yeux, donc j’essayais de les enlever du mieux que je pouvais puis je le fixais. Autant qu’il voit jusqu’au bout. Qu’il comprenne. Même si je dis les choses vaguement. Je veux qu’il sache sans que je ne rentre dans les détails. Je ne veux pas être puni. Je ne veux pas qu’il comprenne tout d’un coup, mais je ne veux pas qu’il soit dans l’ignorance. Je me suis un peu gratté le cou et j’ai tourné la tête n’osant plus le regarder.  Quand il faut y aller, il faut y aller.

« Tout a commencé… hum quand ma mère m’a vendu. Tu sais, je n’ai plus de papa, mais ma maman est encore vivante, mais elle me déteste et je peux la comprendre.. Je lui ai gâché sa vie après tout. Ce n’est pas sa faute si elle m’a vendu.. C’est la mienne. »

Malgré le fait que je sais que c’est faux, je me dis encore parfois que c’est ma faute, que j’ai fait quelque chose de mal. Que je ne mérite pas son amour. Elle a fait ce qu’elle devait faire sans doute. Je ne voulais pas qu’on lui en veuille, mais dans un sens je sais qu’elle peut encore me vendre si elle le souhaite après tout je suis son fils elle a tous les droits sur moi ça ne changera jamais. Je ne savais pas comment lui dire la chose.

« Je ne sais pas vraiment ce qu’ils font hein… Je sais juste qu’ils m’ont injecté la formule. C’était normal pour eux, ils disaient que ça allait être plus facile pour moi, car j’avais déjà l’apparence d’un petit nightëel. Que de toute façon mon cœur était sombre de base. »

J’étais méchant, un vrai monstre. Ils le disaient depuis si longtemps que j’y ai cru. J’y crois encore, c’est dans ma tête à tout jamais et je le sais parfaitement. Je sais que Lawrence peut dire que je suis son ange, Alfredo peut dire que je suis son frère, mon patron peut dire que je suis adorable, en vrai je ne suis qu’un monstre, une petite coquille vide sans émotion. Je suis né pour tuer et je tuerai. Telle est la décision de Monsieur Miller et ainsi ça sera. Mon regard était sombre encore plus que d’habitude tout ceci me rappela de mauvais souvenir. Tout ceci n’était vraiment pas digne de moi. Je lui ai montré mes bras doucement. Avec la pluie je pouvais pleurer ça ne se verrait sans doute pas.

« Je n’ai jamais voulu obéir tu sais. Je voulais fuir et rejoindre ma maman étant petit… Je voulais partir… Tu ne trouveras jamais rien sur moi, à ses yeux je ne valais pas la peine d’être déclaré. Ils n’ont eu aucun soucis à m’effacer de la surface du monde.  Dossier médical, papier tout ça… J’ai dû les faire récemment les papiers. Je suis désolé.»

Même les radios je ne voulais pas les passer, j’aurai trop peur qu’on remarque les multiples fractures que j’ai eu. Je ne veux pas qu’il voit tout ça, je sais qu’il le peut, mais je ne le souhaite pas. Je me suis agenouillé par terre.  J’étais tellement désolé, j’étais un véritable fardeau avec mon passé.

« Je suis terriblement désolé Mon-Lawren…Law… Je suis tellement désolé d’avoir ça. Je peux arrêter si tu ne souhaites pas entendre tu sais. »

Je ne sais pas s’il comprendra.
Je ne sais pas s’il restera.
Je ne sais pas si je survivrai.

Mais une chose est sûr je suis désolé d’imposer un début de fardeau à Lawrence comme ça, mais je devais aller jusqu’au bout, sauf s’il ne le souhaitait pas. Je ne le forcerai pas.
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Mar 26 Sep - 20:53

Il retira ma main et instant le doute traversa mon visage. Avais-je mal agi ? Tout me semblait si parfait, mais pour lui qu’en était-il ? Avais-je été égoïste au point de ne pas voir son mal-être ? Il s’approcha du bord sans se soucier du danger et je me suis mordu la lèvre assez forte que pour me convaincre de ne pas bouger. Je sentais au fonds de moi, que je devais le laisser faire. Ces mots semblaient durs. Mon regard se perdait dans sa nuque. Que pouvais-je faire pour qu’il se sente mieux ? Finalement ces prunelles vinrent à la rencontre des miennes, ce qui est choses rares. Tout mon être était en attention sur le moindre de ces mots. Il semblait si fragile, si perdu. Mon cœur s’en serait d’autant plus quand il retira son pull. Seigneur, chaque fois mon corps tout entier se tends. Comment peut-on faire autant de mal à un simple enfant ? J’ai bloqué ma respiration en l’entendant parler. Serrant le poing, m’obligeant à ne rien dire, à le laisser parler, à ne pas l’étouffer dans mon amour pour lui faire comprendre qu’il n’a jamais été coupable de rien mais bien victime de tout ! Chaque mot me brisait le cœur. Comment avait-on pu lui répéter de tel chose au point qu’il en vienne à les croire ? Pourrais-je vraiment le guérir de ces mots ? Lui faire entendre raison ? Moi qui ai déjà signé mon destin dans cette sombre histoire et qui n’ai pas réellement le droit d’agir autrement qu’en accomplissement ce que c’est gens attendent de mois. Car dans le fond c’est ce que je vais faire me résigné à mourir, pour le bien d’un amant perdu.

Mais qu’en est-il du présent ? De William ? Il n’a pas vraiment dit mot sur ce sujet, comme s’il savait sans savoir. Je n’aime pas ça, je ne veux pas le laisser seul. Et je ne veux pas qu’il tienne Alfredo pour responsable. Mais également et plus que tout je voudrais lui faire entendre raison avant de partir une fois pour toute ! Mais ai-je le droit de défier cet homme à travers lui ? J’ai souri intérieurement. Même si je ne l’ai pas, je le prendrais ! La suite de son histoire m’éclaira toute fois un peu plus. Voilà pourquoi je n’avais trouvé d’antécédant médical ! Mais je n’aimais pas l’entendre s’excuser pour des choses aussi idiotes ! Inutiles ! Fausses ! Je voulais lui faire entendre raison ! A nouveau se sentiments de rage m’envahis avec forces, je le turais ! Avec force ! Avec rage ! Ma vie je l’ai donné à Alfredo. Il en fera ce qu’on veut, mais Dieu m’en garde avant de mourir je détruirais cet homme ! Je lui ferais comprendre, même si c’est par un sourire, qu’il ne tient plus les rennes depuis longtemps. Mon attention se reportant sur mon aimé, mon cœur se brisa dans une douleur que jamais je ne pourrais décrire. Non ! NON ! Je refuse de le voir ainsi sans réagir, même si je me suis promis de l’entendre je ne pouvais le laisser se rabaisser de pareille façon ! Sans même m’en rendre compte, j’étais à ces côtés, l’enveloppant de mes bras, de mon amour, de ma chaleur. Je voulais qu’il la sente. William je t’en supplie crois en moi, crois en toi !

William, tu n’as pas lieu de t’excuser ! Je t’aime tellement que parfois ça m’effraie. J’ignore de quoi je serais capable en l’a présence d’un homme qui t’a fait tant souffrir ! Et même si tu ne me crois pas, moi je sais que tu n’es coupable de rien. Rien, vraiment rien.

Lui embrassant le front, puis les joues et finalement à pleine lèvres, lui délivrant mon amour tout entier. Je voulais qu’il comprenne à quel point je ferais tout pour lui ! Pour son sourire, un simple bonheur. Je me damnerais à l’enfer si cela pouvait le combler ! Je voulais lui faire comprendre qu’il pouvait me parler ! Mais j’avais du mal à retenir mes émotions. J’ai enfoui mon visage contre lui. Je devais trouver les mots.

William je peux l’entendre. Je veux l’entendre. Je veux que tu puisses te confier ! Même si j’ai mal, même si je réagis de façon stupide. Je t’en prie, fait moi confiance.

Cèlant à nouveau mes mots d’un baisé j’ai planté mon regard d’un bleu si clair dans le sien qui semblait refléter les noirceurs de son passé. A quoi penses-tu ? M’aimes-tu vraiment ? Au point de me croire ? De me faire confiance ? Je ne pouvais pas en être certain, et même s’il me le disait, rien ne me prouverait que ce soit vrai. J’ai bien compris par ces gestes qu’il en veut à Alfredo, au point en tout cas de ne pas vouloir lui parler. Et j’admets que ça me fait mal. Certes il a mal agi, mais il n’est coupable de rien ! Et je ne veux pas que William lui en veuille ! Lui caressant doucement les cheveux, laissant le doute poindre en mon regard. Je me sentais horriblement coupable de ne pas trouver les gestes à faire pour rassuré cet enfant qui semblait encore effrayer face à ces démons.

Tu me diras si je dois changer.

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William O'Cahan
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The nightmare
Mer 13 Déc - 21:54
Je ne peux pas comprendre.
#Lawrence.

L'amour.
Une sensation bien étrange. Une sensation qui me donnait envie de hurler. Je voulais le bonheur de Lawrence, je voulais qu'il vive longtemps, je voulais qu'il m'aime comme jamais, mais rien de tout ceci n'était possible, je ne pouvais pas le rendre heureux, il ne pouvait pas vivre longtemps à cause de Monsieur MILLER. Il ne pouvait pas m'aimer comme jamais il n'avait aimé, car... Je ne pouvais sans doute pas rendre cet amour. Je ne pouvais pas. Je ne me sentais pas digne de le faire. Je n'étais qu'un monstre qu'on avait vendu, créé, relâché. Une créature de la peur, je n'étais pas innocent et je n'étais pas pur, je n'étais pas son ange comme il le disait, comment le pourrai-je ? Comment pourrai-je croire une telle chose ? Ce n'était pas possible. Clairement pas possible et je ne savais pas comment lui dire.

Je voulais qu'il soit heureux, mais qu'est-ce que je lis dans ses yeux actuellement ? Ce n'était pas un sentiment de bonheur. Non, ce n'était que la tristesse et la colère que je pouvais lire. Etait-ce envers moi ? L'ignoble créature qu'on a créée, regrette-il son choix de m'avoir aimé ? Est-ce qu'il me hait de tout son être ? Est-ce qu’il se dit qu’il aurait dû aimer une autre personne que moi ? Que je n’étais pas celui qui lui fallait ? Je sais qu’il va avoir un destin tragique, j’étais au courant, je le savais. Je n’en voulais pas à Alfredo, mais plus à moi-même, à Monsieur MILLER, il avait signé l’arrêt de mort de Lawrence juste parce qu’il faisait foirer ses plans, personne ne comprenait, personne ne savait à quel point il était dangereux Monsieur MILLER, le conseil pense l’avoir, mais en réalité… Personne ne peut l’avoir. Personne ne peut le toucher, sauf nous. Nous y arrivons, car nous avons été entrainés, créé pour ça. Toucher les gens les plus fort, être plus fort que n’importe qui, mais surtout nous sommes là pour détruire tout ce qu’on trouve sur notre chemin, un nom, un visage, une note, c’est ce qu’Alfredo faisait, nous c’était aussi ça, mais sans le nom, sans le visage, c’était juste entre nous, voir qui était le plus fort de tous. Savoir qui tuer ou non. Je laissais Lawrence me toucher comme si c’était quelque chose de normal. Le laisser faire, c’est tout simplement ce que je savais faire. Laisser les autres me manipuler et laisser les autres faire ce qu’ils veulent de mon corps. Tout semblait si irréaliste. Le fait que j’ai trouvé quelqu’un qui m’aime pour ce que je suis, qui a essayé de me trouver une famille, qui a essayé de rendre ma vie aussi agréable que possible. Il m’écoutait, il savait ce qu’il voulait faire. Et il allait me quitter, car son destin était déjà tout tracé.

]« Je… Je ne sais pas si tu vas me croire, mais je te promets je n’ai jamais tué personne.. Je te jure. Je me suis battu, mais jamais jamais je n’ai tué quelqu’un avec mon pouvoir ou de mes mains.. »

Je le regardai droit dans les yeux. Je ne savais pas réellement quoi lui dire, si je devais lui expliquer tout ce que j’avais fait, il me prendrait réellement pour un monstre et je ne le voulais vraiment pas, mais je ne pouvais certainement pas tout lui cacher. Je sais qu’il va quitter ce monde. Il va le quitter et je ne veux pas qu’il souffre de ne pas avoir connu mon passé. Il doit partir sans regret. Il doit partir en aillant en tête qu’il a réussi ce qu’il voulait faire. Je lui ai pris ses mains doucement. Je n’osais pas trop bouger ou le toucher, mais j’en avais besoin pour le coup. Vraiment besoin.

]« Quand tu ne faisais pas ce qu’ils disaient, soit on te faisait du mal donc coup de fouet, on t’ouvrait la peau, on te brûlait soit on te cassait un bras... une jambe ou les deux. Mais même avec ça fallait se battre pour survivre et quand je disais se battre, c’est vraiment se battre. Si tu ne frappais pas la personne en face de toi , il y avait une chance sur deux pour que ça soit toi qui finisse par mourir. C’était soit tuer pour survivre soit se laisser mourir. Tu comprends ? »

Lui lâchant les mains soudainement, je me suis rapproché du bord de la falaise, regardant en bas. Parait-il que c’est facile d’avouer les choses à l’être qu’on aime, mais là c’était un vrai supplice. Lui dire tout ça, lui dire que j’ai fait du mal, que j’ai conscience que je peux tuer si on me le disait de le faire, que je pouvais péter un câble à tout moment. Mon cerveau était embrouillé. A l’époque je ne réfléchissais pas vraiment. Je voulais revoir ma mère au début donc je me suis battu pour ça. La revoir, puis petit à petit j’ai compris que ça n’allait plus être le cas, que c’était inutile, donc je me battais juste pour vivre, je ne sais pas ce qui m’a réellement motivé. Sans doute de voir des gens partir, alors qu’ils étaient encore vivants ? Ils partaient, ils ne revenaient jamais je pensais qu’ils étaient libres, mais ce n’était qu’une douce illusion.

]« Je pensais que quand on nous libérait dehors, on pourrait avoir une vie calme, tranquille sans que personne ne nous embête, que la vie était sans doute parfaite dehors, qu’on allait avoir notre place, qu’on allait nous accepter. Puis finalement en sortant… J’apprends que ce n’est pas le cas, on est juste destiné à mourir ou à retourner dans ce bâtiment. Revenir… et recommencer sa vie d’avant. Le monde hait les Nigghtëel, les personnes ont peur de moi Lawrence. Ils ont tellement peur. C’est affreux, quand ils ont peur, j’ai vraiment mal. J’ai qu’une envie.. Qu’ils meurent. »

Ça. Oui ça. Personne n’avait conscience qu’en vrai. Tout ce qu’ils ont réussi à faire, c’est qu’importe ce que les gens veulent, ce que les gens disent, dans le coin de notre tête on doit tous les tuer, un à un. Les éliminer, mais moi je ne suis pas pour tuer les gens. Oui dans ma tête ça fait « égorge-le » puis je pense au fait que j’ai survécu sans tuer, que je peux survivre encore comme ça. Je me suis retourné pour fixer de nouveau Lawrence.

]« Tu auras beau dire ce que tu veux Law, le fait est que… Bah ils ont fait de moi un monstre. Juste ça. Nous avons été créés pour éliminer les gens comme Alfredo en soit. Si on était assez fort pour le tuer, on avait droit à des privilèges, mais bon personne n’est assez fort pour ça je pense et franchement ce n’est pas très cool de se dire « si tu veux des privilèges, il faut que tu tues la personne qui te fait peur ». M’enfin moi je n’en avais pas spécialement peur. Tout ce que je voulais, c’est qu’on me laisse tranquille. Qu’on me laisse voir la lumière du jour. »

Je me suis rapproché de lui un peu, je lui ai souris. C’est idiot de sourire là maintenant n’est-ce pas ? Sourire, alors que je lui raconte ce qui m’est arrivé. Je ne lui disais pas tout d’un coup. Il devait prendre conscience qu’il y a des choses que voilà. Je voulais voir comment il allait réagir. Puis je lui ai pris la main doucement, pour qu’il retrace les quelques cicatrices voyantes sur mon puis je lui ai tendu mon bras gauche pour qu’il touche vers l’avant-bras. Le regardant un moment, prenant ma respiration.

]« Ça a été brisé bien des fois. J’ai parfois du mal à porter des choses. Nous n’étions pas des masses soignées. »

Sur ces belles paroles je lui ai lâché les mains. J’ai arrêté de sourire. Je me suis reculé. J’ai laissé mes bras pendouiller comme d’habitude. J’ai laissé mon regard sombre se porter sur le visage de Lawrence. Je lui laissais le choix. Partir, rester, hurler, m’insulter, tout ce qu’il voulait. Il en avait tous les droits après tout.

©️ 2981 12289 0[/quote]

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Je te fais peur en Red
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