Mr X était un scientifique de bien triste renommé.Voulant redorer son blason, il entreprit un nouveau projet. Rendre aux hommes la vie plus simple.
 
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William O'Cahan
The nightmare
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The nightmare
Jeu 29 Déc - 2:20
Es-tu comme eux ?
#Alfredo

Est-ce le destin qui nous a conduit jusque ici ou est-ce que tu es comme eux ?

7 h 50.

Je ne sentais plus la dureté du sol sous moi, je sentais même quelque chose de moelleux. Je sentais même quelque chose sur moi, alors que tantôt, il n’y avait rien, je ne sais pas comment expliquer ça, mais en ouvrant les yeux j’étais dans le lit, alors que j’étais sûr que j’étais par terre en m’endormant. Est-ce que c’était Lawrence qui m’avait remis là ? Sans doute. C’était la deuxième nuit que je passais là.

Pourquoi étais-je là ? J’étais venu pour apprendre des plats autre que la purée pour faire plaisir à Lawrence pour ne pas qu’on mange toujours la même chose si jamais je viens chez lui ou qu’il vient me voir, mais au final ça nous a pris toute la soirée et je me suis endormi là-bas j’étais un peu gêné pour le coup, je ne lui avais même pas demandé s’il était d’accord je m’étais endormi comme ça. Au début je m’étais réveillé, puis après je me suis couché au sol, mais là j’étais dans le lit, il y avait un truc que j’avais loupé, il n’était même pas là. Il y avait un petit mot pour me dire qu’il était au boulot. Ah oui c’est vrai. Je suis descendu doucement en silence on ne sait jamais s’il y avait un de ses jeunes, je ne voulais pas faire de bruit. Surtout s’ils dormaient encore, je ne voulais pas manquer de respect à quelqu’un dans cette maison.

Je me suis dirigé doucement vers le frigo pour voir les règles, car je ne les avais pas encore regardés, mais je me suis arrêté en voyant un mot. C’était pour Alfredo, je sais que c’était mal, mais je l’ai lu. C’était intriguant, ça parlait d’un gars, je l’ai pris dans mes mains et je l’ai regardé. C’était bien l’écriture de Lawrence, mais pourquoi avoir laissé un tel mot aussi étrange, arrestation, Ambrose. Ça me disait quelque chose. J’ai vaguement tourné la tête vers le journal où le mot était posé, j’ai aperçu une tête, mais n’étant pas bien réveillé, je ne me suis pas vraiment attardé dessus, même si le gars me disait quelque chose, mais je ne savais plus qui, enfin je pensais savoir, mais ce n’était pas possible, je refusais d’y croire. Ce n’était pas réel.

Je suis remonté comme un gentil garçon et je suis allé dans la salle de bain. J’avais mes habits pour le boulot dans mon sac encore heureux. Lawrence m’avait autorisé à me doucher ici, ce n’était pas plus mal. Je me suis donc douché en essayant de faire le moins de bruit possible, je ne savais pas si quelqu’un dormait ici, hier soir on était seul donc allé savoir. Une fois fini je me suis séché rapidement et j’ai enfilé mes vêtements. Un t-shirt qui pour une fois m’allait, mais avec une veste un peu trop grande. Puis je suis descendu avec mon sac en finissant de le fermer avec mes affaires d’hier dedans et c’est là que je suis tombé sur Alfredo en train de lire le journal, je ne l’avais pas vu est-ce qu’il était là depuis longtemps ? Est-ce que je l’avais réveillé ? Je me suis approché discrètement et j’ai cligné des yeux plusieurs fois en voyant le visage de l’homme sur le bout de journal. Je n’avais donc pas rêvé ? C’était réellement lui ? Mais le mot que Lawrence avait laissé pour Alfredo, est-ce qu’Alfredo le connaissait ? Est-ce que Lawrence aussi ?

Des médecins.
Des êtres dangereux.


Est-ce que tout ça voulait dire qu’ils étaient méchants eux aussi ? Tout ceci n’était que mensonge ? Attends non. Je dois réfléchir, je dois réfléchir. Demandons, on ne sait jamais. Essayons de faire confiance pour une fois. Tout en restant derrière lui, mais à une bonne distance je l’ai appelé.

«Vous connaissez cet homme ? »

Ne rentrons pas dans les détails, ne parlons pas d’avantage, restons silencieux sur ce sujet, n’approchons pas le potentiel danger. Restons au calme. Restons zen. Tout ceci n’est peut-être qu’un malentendu, mais combien de personne se nomme Ambrose dans le monde en ayant le même visage que cet homme ? Combien de personne sont censé le connaitre ? Je ne sais pas. J’ai peur.

Promets-moi de toujours me protéger. Promets-moi que ce n’est pas ce que je crois. Promettez-moi qu’aucun de vous n’est mêler à cette histoire.

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Jeu 29 Déc - 3:29

Alfredo
O'dril

Qui
es-tu ?

Ft. William O'Cahan


Le bruit d’une porte m’avait tiré du sommeil. Matin, déjà ? J’étais rentré tard la vieille au soir, très tard. Quand je suis rentré à l’hôpital je me doutais bien que les urgences feraient souvent appel à moi à cause de mon pouvoir, mais de là à quémander mes services à chaque incident ! C’était parfois pénible d’être médecin, mais ayant travaillé tard cette nuit j’avais le droit à un jour de congé bien mérité. Je voulais en profité pour faire une bonne petit grâce matinée dès lors, mais j’ai le sommeil léger et un peu après le premier bruit de porte j’en entendis un autre, plus discret. Et allons bon ! Je m’étais incrusté cette nuit et j’avais croisé Lawrence portant William dans son lit, je ne cherche pas à comprendre et je ne veux pas savoir ce que ce gosse foutais par terre, je l’avais en vitesse prévus que je dormirais ici car c’était plus près et que, fatigué, je ne me sentais pas de conduire jusqu’à chez moi.

Et puis Lawrence cuisine merveilleusement bien, je savais qu’un petit déjeune m’attendais en bas et rien que d’y penser le sommeil se dissipait déjà. Je me suis donc assis dans le lit, décoiffé et à moitié habillé. Je n’avais même pas eu le courage de me mettre en pyjama hier, c’est donc vêtus d’un boxer et de mon T-shirt gros de la vieille que j’ai rejoint ma salle de bain. Chaque chambre à sa salle de bain ici depuis le venu d’un jeune plutôt coquet qui aime monopoliser ce genre d’endroit. Je me lavais donc les dents à moitié endormi quand j’entendis à nouveau du bruit. Il me fallut du temps pour comprendre. William, suis-je bête je l’avais vu la vieille. Il travaillait tard si ma mémoire est bonne il devait donc passer sa matinée ici. J’ai tressé mes cheveux sur le côté vite fait et je suis descendu, la faim m’appelait à ne pas me préparer plus, j’avais besoin de ma dose de café qui plus est !

J’ai donc rejoins la cuisine pour mettre le percolateur en route quand j’ai remarqué une note. Ha le menu du jour ? Je me prenais déjà à rêver de petit sablé ou d’œuf au lard, mais rien de tout ça ne m’accueillis sur ces mots. Ambrose. Ce simple nom écris à l’encre sur la feuille suffit à me donner des frissons dans tout le corps. Mon maître, ancien maître pardon. Cet homme avait été mon seul contact social pendant tant d’année que je n’avais jamais vraiment su comment le considéré. Il avait fait de moi quelque chose d’abject, un simple dresseur. J’ai balayé les souvenirs au loin pour finir de lire ces quelques lignes. J’ai donc attrapé le journal, avide d’en savoir, plus.

La milice avait procéder à une descendes dans les quartiers délaisser, suite à une enquête ouvertes au sujet de malfaçon sur les formules en ces lieux. N’ayant trouvé de preuve plus convaincantes, ils ont décidé de relevé les quelques papiers présent, le nom d’Ambrose étant ressortie à de nombreuse reprise le conseil à du décider de le convoquer. Je suis moi-même passer devant le conseil lors d’une accusation sur une petite trentaine, ironie soit-il, d’homicide. Ces gens sont à la fois effrayant et … Il n’y a pas vraiment de mot, on ne peut leurs mentir, leurs omettre la moindre information. Pourtant on ne m’avait pas posé beaucoup de question, on ne m’avait demandé aucun nom, aucuns lieux, justes la raison de ces meurtres. Je me rappel leurs avoir simplement répondus que j’avais exécuté les ordres qu’on m’avait donné à l’époque.

Je n’avais jamais rien de plus à ce sujet, mais le temps en leurs présences ne passait plus et devenait comme soluble. Cet homme masqué m’avait glacé le sang, pourtant je sais que je suis puissant. Difficile à tuer ou même blesser, mais devant lui on se sent devenir rien. Un simple rien. Non Ambrose n’aurait aucune chance face à lui. Mais je n’étais pas dupe pour autant, la condamnation n‘irait pas plus loin que sa personne. J’étais pourtant soulager de savoir cette homme hors de la nature. Je dois avouer que le doux cauchemar de le revoir venir ici, de le voir en face de moi. Je ne pouvais pas lui désobéirai, aujourd’hui encore en dépit de tout. L’instinct reste plus fort que toute raison et Lawrence le savait. Je n’étais pas dupe comme dit précédemment et je savais que si mon passée était loin derrière moi c’est que le brave Armadiel s’en assurait.

J’ai laissé mon regards vagué sur l’article un instant encore dévorer par mes souvenirs quand une voix me tira de mes pensées. William ? Je suis d’un naturel attentif, mais je ne l’avais pas vu entré dans la pièce. Qu’avait-il dit au juste ? Si je connaissais cet homme ? Pourquoi me poser cette question. Je sentais sa peur. Pourquoi avait-il peur ? Il n’y avait pas de raison d’avoir peur devant le simple article d’un homme convoqué au conseil, à moins d’en connaître les détails. Sa question … Je l’ai regardé un instant essayant de comprendre. Une raison me venait bien à l’esprit, mais c’était impossible. Que savais-je de William au juste ? Il était de la race des Nightëel, ce qui en soit n’était pas un compliment, il avait pris le cœur de Lawrence qui le voyait à présent comme sa septième merveille du monde, je sais de quoi je parle, quand ce dernier la laissé j’ai dû le consoler comme il n’est pas permis et voir un Armadiel de 90 Kg pour 1m80 bouffer de la glace en déprimé comme un pucelle d’adolescence, ça marque croyez moi.

Je savais qu’il n’aimait pas vraiment le contact physique, et je savais pour ces marques sur son corps. Ces marques… Ma respiration se squadra le temps d’un battement de cils. Tu te trompes Alfredo, les expériences ont été éliminées. Tu es bien placer pour le savoir, c’est toi qui as procédé à l’effacement de ces bévues. Je me suis ressaisi, je ne lui avais toujours pas répondu. William est mon petit frère je me dois au moins d’être honnête avec lui d’ailleurs au vu de sa race il a peut-être juste capté la peur noir et sombre qui me hante et se trouve être curieux. C’est possible après tout ! J’ai finalement ouvert la bouche et dit d’une voix naturellement calme et posé.

- Ambrose Miller. Oui je le connais très bien. Mieux que bien même. C’est lui qui m’a dres-élever.

J’avais buté sur ce mot. Je bute toujours sur ce mot. J’ai beaucoup de voir à mal ce que cet homme m’a fait comme étant de l’éducation, pour moi c’était du dressage et rien de plus. Du dressage comme on dresse un chien à tuer, comme on règle une arme pour tirer. J’ai baissé les yeux. Miller, son nom n’apparaissait pas dans l’article, alors pourquoi l’avoir mentionné ? C’était un manque de respect de ne pas le faire. Mon visage s’en souvient. Maître Miller. J’eu un frisson à peine perceptible. Cette maudite race peut sentir la peur et je n’aime pas qu’on me voit comme une chose faible, ou même comme ayant des points faibles.

Je suis le plus fort, la chose qui détruit tout autre chose. Je n’ai pas peur. Je n’ai plus de raison d’avoir peur de toute façon. Pourtant… L’instinct est plus fort que toute raison. Le passé me semble si sombre que je n’ose tourner la tête dans sa direction, ne serait-ce que le temps d’un simple regard. J’ai reposé le journal, à l’envers. Je ne voulais plus voir ce visage si abject. Mais cette question demeurait. Pourquoi avait-il peur en le voyant ? On ne pouvait deviner le monstre sous se visage. Même en étant, ça … Je me suis mordu la lèvre. J’étais vraiment d’un naturel trop curieux, je me suis donc retourné, passant une main nerveusement dans mes cheveux, j’ai regardé William.

- J’peux la sentir jusqu’ici … Ta peur… Pourquoi Mi-Ambrose te fait-il peur ? Ce n’est qu’une photo dans un journal après tout, n’est-ce pas ?

Mon regard était tout aussi neutre que mon visage. Je suis un Cumael, je suis censé être un as de la manipulation. Même si je  n’ai pas vraiment le visage du Cumael je l’admets. O’cahan, maintenant que j’y pense il possède la même origine que moi pour son nom. O’dril, O’cahan, O’connor. Pourquoi je pense à elle ? J’eu un autre frisson. Alfredo ne pense pas à elle, ne pense pas. Le regard du Nightëel devant moi me glaça le sang et j’ai baissé les yeux aux plus vite. Maudite race, maudit gosse. Ils étaient tous les mêmes à mes yeux. On m’avait dressé à les voir comme de simple monstre, de simples bévues, de simple raté. Mais William est mon frère. Pourtant son regard me brulait comme les leurs.



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William O'Cahan
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Jeu 29 Déc - 4:37
Es-tu comme eux ?
#Alfredo

La respiration est plus rapide. La douleur est insoutenable. Cette douleur est insurmontable. Il faut pourtant bouger, si on ne bouge pas, on meurt. Ainsi était la vie. Vivre ou mourir. Relève-toi, cours, égorge-le. Tue-le. Extermine-le et survie. Dépêche-toi. Le temps est compté. Saute lui à la gorge. Si tu ne le fais pas, on t’extermine une bonne fois pour toute. Pourquoi ? Car tu es une expérience ratée.

Je sentais quelque chose. Non pas quelque chose, mais une peur. Je sentais cette peur venir de lui. Pourquoi avait-il peur tout d’un coup ? Pourquoi je sentais qu’il n’y avait pas que sa peur ? Pourquoi je sentais que quelque chose n’allait pas ? Je restai éloigné de lui, ne pas s’approcher, juste le regarder et te préparer à fuir ou… à l’exterminer si jamais il tente quelque chose ? J’ai penché la tête, sa peur était grande malgré son visage calme. Il me donnait mal à la tête, pourquoi ? Pourquoi as-tu peur Alfredo ?

Ambrose Miller.

C’était donc bien lui. C’était donc bien ce scientifique monstrueux. Qu’avait-il fait ? Il l’avait vraiment élevé ? Est-ce que ça veut dire qu’il est méchant ? Lawrence fait confiance à cet homme, c’est qu’il ne l’est pas n’est-ce pas ? Mais comment le croire, comment croire des médecins, n’était-ce pas qu’un jeu au final ? Est-ce que Lawrence avait vraiment osé faire ça ? Est-ce que depuis le début c’était pour être là ? Avec lui, pour en suite m’abandonner entre les mains d’Ambrose et d’Alfredo ? Mais pourtant d’un côté je n’arrivais pas y croire, pourquoi il avait si peur ? De quoi avait-il peur ? Ce n’était pas une peur habituelle. Cet homme lui faisait peur.

Tu n’as été qu’un raté, ta mère n’a jamais voulu de toi. Je devrais te briser les jambes encore une fois pour que tu comprennes ? Relève-toi. Je ne t’ai pas dit de te coucher. Relève-toi et fais-moi ces 50 tours de terrain sans t’arrêter une seule seconde sinon tu devras en faire 15 de plus à chaque fois. Toujours plus, encore et encore. Même si tu as le bras cassé, même si tu as les pieds en sang. Cours et ne t’arrête jamais. Expérience.

Ses questions, ma peur ? Ah oui je devais vraiment avoir peur pour qu’il le sache et qu’il le voit. Je me suis approché doucement du journal et je l’ai retourné. Ce visage, ces cicatrices. Je lui en avais fait une, je me rappelle bien. Je me rappelle du jour où je lui avais fait ça. Mais comment expliquer tout ça ? Comment lui faire comprendre que ce monstre qui l’a élevé est le bourreau qui a fait tant de mal ? J’ai gardé le journal en reculant, le regardant. Il fuyait mon regard. Comme tout le monde. Ils fuyaient tous mon regard. Faisais-je si peur ? Alfredo pourtant ne devrais-tu pas me tuer ? Maintenant que j’y pense, nous avions une légende entre nos murs.

La faucheuse.

Celle qui venait si tu ne faisais pas ton boulot, si tu étais réellement raté, si tu n’obéissais pas. Je ne l’ai jamais vu, mais quand quelqu’un disparaissait tu savais que la faucheuse était passé par là. Est-ce que c’était lui ? Miller faisait toujours référence à cette personne. Il disait toujours aller le voir dès qu’il en avait fini avec nous. Était-ce lui ? Pourtant Alfredo n’avait pas l’air, mais ne jamais se fier aux apparences n’est-ce pas ?

« Une simple photo n’est-ce pas ? Pourquoi en as-tu si peur si cette personne t’a élevé Alfredo ? »

Gardons un peu d’assurance. Faisons croire que nous avons de l’assurance. Est-il de notre côté ou est-il contre non ? Devrais-je utiliser mon pouvoir ? Non pas encore. Il est vrai que j’avais déjà vu des fantômes en colère tourner autour d’Alfredo, mais aucun ne que je reconnaissais. Sauf une fois. Mais elle était vivante. Mais pourquoi elle avait disparu quand elle m’a vu ? Quand elle a vu Alfredo se retourné ce jour-là ? Je ne sais pas.

« J-je le connais. Monsieur Miller. Je le connais très bien aussi. Etait-il gentil avec toi ? Etait-il une personne honorable ? Est-ce que tu es de son côté ? Est-ce que tu vas me faire du mal ? Est-ce que Lawrence a quelque chose à voir là-dedans ? J’ai peur de lui. »

Si vous n’êtes pas gentils, si vous ne faites pas ce que je vous dis, j’appelle la faucheuse. Vous savez ce que ça veut dire ? Tu le sais n’est-ce pas William ? Veux-tu vraiment que ta vie finisse ? BATTEZ VOUS. Entretuez-vous. Celui qui survivra n’aura pas à faire à la faucheuse. Je vous protégerai, mais attention…. Trahissez-moi et je ferai appel à la faucheuse sans hésiter.

J’ai balancé le journal par terre, je l’ai regardé. Il allait se faire condamné, c’était marqué, est-ce que les autres expériences vont être libres ? Non ce n’est pas le sujet, je dois savoir qui est Alfredo, est-ce qu’il est méchant ? J’ai peur, mais pourquoi a-t-il peur ? Je ne comprends pas, je suis perdu. Je veux comprendre sa douleur, je veux comprendre sa peur. Je veux comprendre. J’ai comme un doute et si tout ceci n’était qu’un test ? Si tout ceci n’était réellement qu’un test. Je me suis mis à me gratter le cou en reculant et si c’était un journal faux ? Je me suis éloigné encore et j’ai regardé Alfredo.

« Je n’ai jamais rien dit et je ne dirai rien… Promis. Promis. Muet comme une tombe… Muet. Je ne sais rien, je n’ai jamais rien vu. »

Et comme ça ? Est-ce que ça marcherait ? Non, je sens que quelque chose ne va pas. Je sens que quelque chose cloche. Cette façon d’agir, même s’il semble un peu plus sociable que moi, je reconnais cette façon d’agir, froide, distante. Je la reconnais tellement bien. Ambrose Miller, qui était-il vraiment ? Ils ne se ressemblaient pas physiquement, ce n’était donc pas son père je n’y crois pas, serait-il lui aussi une expérience ?

« Es-tu une expérience ? »

Venais-je de le dire à voix haute ? Venais-je vraiment de me cramer ? William, non non non, tu avais promis de ne rien dire. William tu vas mourir, bravo. William fuit. Mais je n’arrivais pas à bouger, sa peur plus ma peur me faisait clairement comprendre qu’on avait peur de la même chose. Alors tout ce que j’ai fait, c’était gratté mon cou et le fixé. Mes blessures me refaisaient mal. J’avais l’impression qu’on était entrain de les ouvrir de nouveau. C’était horrible, que cette douleur cesse. Peut-être que j'étais dans un cauchemar ? Mais oui un cauchemar, c'est impossible que tout ceci arrive. Tout ceci n'est qu'une illusion. Il faut juste que j'arrive à me réveiller. Oui, c'est ça.. N'est-ce pas ? Non.. Je sais que c'est faux.

Tic-tac. Le temps est compté mes petits, un seul survivra et William penses-tu être celui qui survivra ? Penses-tu être celui qui va s'en sortir ? Oh mon petit... Tu as mal ? Oh, ton bras ? Oh réellement ? C'est dommage il ne te servait à rien pour le moment donc je te l'ai cassé d'accord ? Oh tu as mal vraiment ? Quel dommage. Bats-toi maintenant et ne pleure plus, ne te plaints plus sinon tu mourras.


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Jeu 29 Déc - 5:17

Alfredo
O'dril

Qui
es-tu ?

Ft. William O'Cahan


Pourquoi avoir peur de la personne qui m’avait élevé ? Mon souffle manquait, il posait trop de question. Comment pouvait-il connaitre tout ça ! Il parlait de Maitre Miller en des termes que je ne connaissais pas. Honorable ? Gentil ? J’ai serré le poing. Maitre Miller n’était rien de tout ça croyez-moi, ce sont des sentiments qu’on réserve au personne, au gens, aux êtres. Moi je ne suis qu’une arme, un objet, une ombre menaçant. Je n’étais. La faucheuse. Pour Miller je n’étais qu’une façon dissuasive de faire bosser ces expériences, qu’une arme qu’on plaque sur la gorge de quelqu’un pour le pousser à se battre, qu’une tire vouée à détruire une vie qui n’est plus utile.

Il n’était pas honorable.

J’ai serré un peu plus le poing. Gentil, est-ce gentil de laissé un enfant si seul ? De ne lui donner que le contact froid et rugueux du fouet voué à le faire obéir ? Est-ce gentil de retiré à quelqu’un tous ces sentiments, tout son être, lui interdire de penser, de croire ou même de douter. Il n’était pas gentil, mais je ne l’étais pas non plus. Je n’étais pas en quelques sortes, quand j’y repense. Si j’étais de son coté, me demandait-il encore. Je l’ai été oui, j’étais l’arme au bout de son bras, l’ombre derrière lui, j’étais son chien d’attaque. Un vulgaire objet. Je ne suis pas de son coté, je ne suis du coté de personne. Lawrence m’avait appris que l’arme qui tire son coup n’est pas responsable de la personne morte par sa balle. Le seul coupable était cet homme, cette chose, ce monstre.

Lawrence. Comment pouvait-il croire un instant qu’il avait quelques chose avoir avec ça ! Il l’aimait, non ? Il devait avoir confiance en lui ! Ne jamais douter de lui ! Cette homme n’avait rien avoir avec ces gens, il était comme un ange, un sauveur. Je ne devais plus y penser, je devais laisser ça loin. Je n’étais plus cet Alfredo, je n’étais plus cette chose ! Pourtant William continuait de m’assaillir de question, il pensait que j’étais comme lui. Comme elle. Mon gant s’effritait de plus en plus, j’étais mal à l’aise et j’avais beaucoup de mal à contrôler mon pouvoir. Que devais-je faire ? J’allais lui faire peur, si je lui avouais… Je ne pouvais pas ! Il le dirait à tous nos frères, je perdrais ma famille ! Je n’aurais plus personne. Je finirais seul… Je ne voulais pas ça, jamais, plus jamais ! Il n’est pire torture que la solitude.

J’ai reculé d’un pas, mon gant était tombé, le cuir avait tellement vieillis qu’on le reconnaissait à peine. Un monstre, une arme, un chien. J’ai essayé de reprendre mon calme. C’était mon frère quoi qu’il en soit et j’avais juré fidélité et protection à ces gens ! Je leurs devais la vérité, surtout à lui.

- Honorable… Non cet homme n’est pas honorable. Je ne suis pas de son coté, je ne suis que son chien. Un vulgaire cleps dressé pour tuer. Je détruits tout ce que je touche. Je ne suis pas une expérience, je ne suis même pas quelqu’un. Je suis juste ça.

Mon visage était froid, neutre, passif, mais mes yeux reflétait la douleur de mon passé. William avait le pouvoir de me rendre vulnérable. C’est ainsi qu’on m’avait retiré toute capacité à penser ou à réfléchir, j’avais été immunisé contre eux. Je n’avais pas de peur, il faut être quelqu’un pour avoir peur. Hors je n’avais jamais rien ressenti. Sauf… Oui sauf pour elle. Cette fille, Lua O’connor. Je devais la détruire, elle était ma cible. Mais ça avait été si facile, elle en ce n’était même pas battu. On aurait dit qu’elle m’attendait, qu’elle acceptait son sort. Qu’elle ne m’en voulait pas. Quand je l’ai touché elle m’a sourie, on aurait presque dit qu’elle me remerciait. Pourtant son regard était froid, comme il l’est toujours avec ces choses. J’ai à nouveau baissé les yeux fixant ma main.

William avait été son expérience, n’est-ce pas ? Il aurait pu être ma cible, j’aurais pu le détruire, le réduire à rien. Je n’aurais éprouvé aucun remords, pas même un sentiment. Ma main tremblait. Cette chose qu’il était pouvoir se nourrir et sentir les peurs. Il savait dès à présent qui j’étais, et si le doute subvenais encore j’allais lui montré. Il avait peut-être été dans cette pile de dossier, si Lawrence n’était pas venus il aurait peut-être été le prochain. Je devais être franc, je me devais d’être franc. Je me suis donc approcher et j’ai mis ma main devant son visage, en prenant grand soin de ne pas le toucher. Puis je l’ai baissé un peu, au niveau de son cœur.

- J’en ai tué tellement des comme toi. Tu ne pourrais même pas les compter. Et tout ça sans le moindre regret. Sans le moindre sentiment. Pourtant je veux que ce soit clair. Lawrence n’a RIEN à voir là-dedans. Son seul lien avec ces hommes, avec moi. C’est qu’il est ma cible. Je dois le tuer, le détruire. Tu comprends ? Alors ne le rends pas coupable de mes actes. Jamais. Il t’aime, tu n’as pas le droit de douter de lui.

J’ai serré le poing avant de le baissé et de détourner à nouveau le regard. J’étais doucement en train de perdre pieds, je glissais, loin, si loin.

- Mais je n’ai jamais pu le détruire. Cette main réduit en cendre tout ce qu’elle touche, sauf Lawrence.

Pourquoi je l’avais précisé ? Pourquoi je me justifiais ? Je n’avais pas le droit de me justifier ! C’était incorrect de ma part. J’eu un frisson. Je sentais comme un regard sur moi. J’ai relevé la tête. Je n’aimais pas cette sensation si familière. J’étais maudis n’est-ce pas ? Un jour je devrais rendre compte de mes actes. Il n’y a pas de paradis pour les êtres comme moi. Pour les choses comme moi. J’en étais convaincus, même si j’ai laissé penser Lawrence que je m’étais remis de tout ça, que j’avais effacé mon passé. La vérité c’est que je ne pourrais jamais rendre les vies que j’ai prises. J’ai à nouveau posé mon regard sur ce journal, sur sa face. Cet homme. J’ai calmement posé ma main sur sa photo et avant que l’on puisse même le voir, j’ai réduit son image en poussière. Il n’en restait rien, à peine quelqu’un grain.

Comme toujours.

Que ce soit un journal, une arme, une vie, un cri, une douleur, un supplice. Il n’en reste jamais rien de plus qu’une simple trace sur une table propre. J’avais profité de cette vie auprès d’eux. Je ne l’avais pas mérité, pourtant. Je me suis forcé à reposer mon regard dans les yeux si froid de William. La peur me prenait à la gorge, ils ont tous ces regards. Ils me détestent, ils ont peur de moi, je ne suis qu’un monstre à leurs yeux. Un monstre aux yeux des monstres.

- Je ne peux pas te demander de pardonné des actes que je ne me pardonne pas moi-même…. Ni à toi, ni à elle…


Je pouvais la sentir. Je ne saurais expliquer comment pourquoi ou même si c’était réel. Mais je pouvais la sentir. Lua. Je suis désolé au moins pour toi Lua. Je suis désolé de t’avoir poussé à accepter ton sort. Je suis désolé que tu te sois résigné à ne devenir qu’une trace de plus sur ma main. J’ai tourné la tête sur la droite. Je n’avais pas le droit de m’excuser. On ne s’excuse pas pour ça. On n’en a pas le droit. Je n’étais qu’un chien après tout. Qui voudrait de mes excuses ? Qui voudrait croire en mes paroles. De toute façon, c’était fini.




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Jeu 29 Déc - 6:13
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#Alfredo

Jouons à un jeu les enfants. A un jeu de survie. Vous avez été vendu pourquoi ? Car vous êtes inutile à la société. Vous avez été vendus, car vous n’avez pas été désirés. Pourquoi êtes-vous encore vivant ? Car on vous offre une chance d’être utile en tant que déchet. Si vous gâchez cette chance sachez qu’on vous éliminera sans hésitation tel le déchet que vous êtes.

J’avais posé la question qui ne fallait pas. Je ne pouvais pas deviner, mais je le sentais parfaitement, je le voyais à ses gestes que j’avais posé une question qui ne fallait pas. Je savais que ce n’était pas bien, mais je devais savoir n’est-ce pas ? Je devais savoir à qui j’avais à faire. Son gant disparu. Hum. Devrais-je partir et faire comme si je ne savais rien ? Devrais-je partir et faire comme si je n’avais jamais rien vu ? Ignorer qu’il était ? Ignorer qu’il connaissait ce Miller ? ignorer qu’il allait sûrement pouvoir me tuer ? Qu’importe. De toute façon ma vie n’avait pas d’importance. Passer l’éponge sur ma mort allait être facile. Après tout je n’existais pas. J’étais William O’Cahan quand je me présentais, mais aux yeux de l’état je n’étais même pas né. Je n’étais pas vivant, je n’étais pas là. Je n’étais pas présent, je n’étais qu’un fantôme inexistant. Je pourrai très bien être le fantôme qui hante la nuit des autres que personne ne pourrait me retrouver même en cherchant sur ce qu’on nomme internet.

Aucune carte d’identité, aucune carte de crédit, aucun acte de naissance, aucun dossier médical. J’étais juste un fantôme dans la société, je n’avais pas d’existence. N’était-ce pas ce qu’ils voulaient ? Que même en liberté on sache qu’on n’avait aucune identité ? C’était réussi. Un chien dressé à tuer. Est-ce que j’avais vu juste ? Je le savais que cet homme n’était pas honorable. Je savais qu’il était mauvais. Mais peut-être aurait-il été différent ? Eh bien non. C’était un monstre de partout. Je l’ai suivi du regard avec sa main. Que faisait-il ?

Lawrence n’avait rien à voir dedans ? Tant mieux. Pas le droit de douter ? Qui était-il pour me dire une telle chose ? Ne pas avoir le droit de douter de quelqu’un ? Même s’il même je ne peux que douter. Je doute de tout le monde, je doute même des fantômes. Je ne fais confiance à personne. Je l’ai écouté. Il m’énervait. Sa cible ? Lawrence était sa cible ? Mais je n’étais pas bête. S’il voulait le tuer il l’aurait fait depuis longtemps n’est-ce ?

Sa main.

Étrangement, il ne me faisait pas peur. Étrangement on m’avait tellement raconté de chose sur la faucheuse, je l’avais en face de moi, mais qu’est-ce que je ressentais ? Rien du tout. La mort ? Elle ne me faisait pas peur. Ce n’était même pas inquiétant de savoir que je l’avais en face de moi. Il ne m’était guère donné le temps de m’inquiéter de la mort. J’étais aussi la mort. J’étais le cauchemar, les ténèbres.

« Il n’était pas honorable oui. Il n’était pas gentil. Sans doute tu étais son chien. Sans doute tu l’es encore. Sans doute Lawrence est encore ta cible, mais tout ceci ce n’est pas important Alfredo, tu sais pourquoi ? Car malgré le fait que tu ne sois pas une expérience, malgré le fait que tu sois juste « ça » comme tu dis. Ce n’est que de la foutaise pour moi. »

Tout ce qu’on vous dit, c’est faux. Vous êtes des monstres sans sentiments. Vous n’aimez personne, vous n’avez besoin de personnes. Vous êtes seuls. Vous vivez seul, vous allez mourir seul. Ainsi est la vie. Jamais l’attachement que vous aurez pour quelqu’un ne dura. Jamais ce qu’on dira aura de l’importance pour vous. Vous êtes ceux qui apportent la peste, le désespoir, la peur. Les ténèbres, les cauchemars. Le bonheur n’aura jamais sa place chez vous. Le malheur est maître.

« J’ai été « créé » pour tuer. J’aurai pu tuer. Comment ai-je survécu si je ne l’ai pas fait ? L’art de la manipulation. L’art du théâtre. Tu veux que je te dise Alfredo ? Le nombre de personne que j’aurai dû tuer, mais que tu as dû te charger, tu les as comptés ? Ce nombre est le nombre exact de personne que j’aurai dû tuer, mais que je n’ai pas fait. Sais-tu pourquoi ? Car malgré le fait qu’on ait été manipulé, entrainé à devenir des machines à tuer, ils rêvaient de liberté. On a essayé, on a échoué. Sauf une. »

Je me suis rapproché, mais en faisant attention que sa main ne me touche pas. Je ne souhaitais pas mourir maintenant. Lawrence n’avait rien à voir dans cette histoire. Alfredo avait beaucoup souffert. J’ai regardé le journal finir en poussière. J’ai souris. Monsieur Miller avait perdu. Il avait enfin perdu. Il n’était plus. Le pardonner ? Elle ? Mais de qui parlait-il ? J’ai penché la tête et je l’ai regardé.
Ce regard qui faisait peur à tout le monde, ce regard que je ne voulais pas. Je voulais tellement qu’il sache qu’en réalité je ne voulais pas être le monstre qu’il avait en face de lui. J’ai pointé mes cheveux, puis mes yeux, ma peau, mes mains.

« Tu sais ce physique je l’avais déjà avant ? La formule l’a juste accentué. J’étais humain. Je suis devenu le monstre qui semble tant te dégouté maintenant. Les expériences cumael, armadiel, vimentel, Nighteel et autres. Ils rêvaient tous de liberté, ils ont tous échoués. Je me doute bien que si tu n’avais pas croisé le chemin de Lawrence, actuellement je serai peut-être ta cible dans un sens n’est-ce pas ? Sais-tu ce que Monsieur Miller voulait réellement de nous ? Qu’on puisse te vaincre. Vaincre la faucheuse quelle douce ironie ? Est-ce que j’en serai capable ? Malgré ce que j’ai vécu, je ne pense pas. Lu..»

Je me suis arrêté. Je ne peux pas parler d’elle. Si elle a pu s’en sortir, il ne faut pas que je prononce son prénom. Non pas maintenant laissons la, vivre sa vie. Laissons Lua vivre sa vie comme elle l’entend. Je lui ai souris et je lui ai tendu la main. Je me doutais bien qu’il n’allait pas la prendre avec sa main actuelle, mais c’était juste un petit signe comme ça. Un petit signe pour qu’il comprenne.

« Car si Lawrence te fait confiance, si les jeunes te font confiances, si des patients te font confiance, malgré tout ce que tu as fait, malgré tout ceci. On ne peut pas t’en vouloir. Obéir aux ordres pour vivre, c’est tout ce qu’on peut faire. Ne pas douter de Lawrence, malgré le fait que je l’aime et qu’il m’aime m’est impossible Alfredo. Je doute de tout le monde, tout le temps. Même un enfant je m’en méfie. Je devrais me méfier de toi aussi, je devrais me méfier de tous les médecins sur terre, mais est-ce que tu me tuerais actuellement ? Est-ce que même sans ordre tu me tuerais, là maintenant ? Si c’est le cas serre ma main qu’on en finisse. »

J’ai gardé ma main tendue. Qu’est-ce que j’essayais de faire actuellement ? Je ne sais pas du tout. Je ne sais pas ce que je faisais, je ne sais pas ce que je voulais. Je ne souhaitais qu’une chose. Que Lawrence garde son ami. Que sa famille garde son grand-frère.

« Je ne veux pas détruire cette famille que vous avez réussi à « fonder » avec Lawrence. Tu es un grand ami pour lui. Tu es plus qu’important, ses jeunes aussi et tu les aimes aussi. Une preuve que tu n’es pas juste ça. »

Que de beaux discours n’est-ce pas ?

« Lua et moi sommes juste « ça » aussi. Nous sommes juste « ça » du moment qu’on a côtoyé Monsieur Miller Alfredo, toi plus que les autres sans doute. Mais on est tous « ça » vivant comme mort. C’est ainsi et ça sera comme ça malgré le fait qu’il ne soit plus là pour nous donner des ordres.»

Je l’ai regardé au plus profond de ses yeux. Mince je venais de prononcer le prénom de Lua. Quel homme affreux que j'étais. Je suis idiot. Pardon Lua. J'espère qu'on ne te trouvera jamais. Oui jamais.

« Te pardonner ? Me pardonnes-tu de t’avoir donné le boulot de tuer des expériences, car je n’ai pas été capable de le faire ? Qui est « elle » ? »

J’ai détourné le regard un instant. C’était affreux. J’avais mal au cœur d’un coup. Quand je repense à « elle ». Qui est elle ? Pourquoi j’ai un mauvais pressentiment concernant cette personne ? Alfredo…

« Je t’apprécie Alfredo. »

Pourquoi lui dire ? Il s’en fiche sans doute que je l’apprécie ou non. C’était comme si un mort disait « Je t’aime », les mots n’avaient pas d’importance venant d’un être comme moi.


Des objets vous êtes. C’est tout ce que vous êtes pour nous, la société, le conseil, vos parents. Vous n’avez plus d’identité. William sais-tu pourquoi je t’ai fait cette grande cicatrice ? Haha, non ? Car tu m’as trahi… Oh le prix a été payé, mais attention la prochaine fois ça pourrait être toi.


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Jeu 29 Déc - 15:20

Alfredo
O'dril

Qui
es-tu ?

Ft. William O'Cahan


Sans donc que j’étais donc chien, sans doute que je l’étais encore. Ces mots me blessèrent comme une lame chauffer à ronge. Bien-sûr que j’étais encore son chien. Je ne pouvais lui désobéir, je ne pouvais l’ignorez ou même pensés contre lui… Je n’avais jamais perdu cette emprise qu’il a sur moi, même si je pouvais au moins me vanter d’avoir perdu celle que possédaient les autres. Mais après tout je n’avais jamais écouté que lui. La voix de William emplissait ma tête entière, comme si la force de ces arguments l’emplissait. Oui Lawrence était toujours ma cible, c’était justement ça ! Pourquoi dire que ça n’avait plus d’importance ? De la foutaise. Ce gosse en face de moi je jugeais hautement, son expérience et la mienne était bien différente, mais il ne semble pas s’en rendre compte. Je savais dans le fond que ces paroles devait me rassuré, je savais qu’il avait été créé dans le but de tuer, lui aussi et même de me vaincre si c’était possible. Je n’avais jamais compté mes victimes car à mes yeux ce n’était que des mots sur un dossier, la lame compte elle le nombre de ces victimes ? Je savais qu’il me trouvait des excuses, mais dans ses paroles il avouait lui-même qu’il avait pu survivre sans tuer. Qu’il avait manipulé, jouer, qu’il n’avait pas commis cette erreur !

S’en rendait-il seulement compte ? Il me parlait de son physique, du fait qu’il avait été humain. J’avais presque oublié que les expériences étaient humaines de base. Je me demande si il s’en rappel de ce temps-là ? Quelle sensation ça fait d’être humain ? D’être innocent ? D’être la proie de ce monde, car oui c’est ainsi que je vois les humains. Comme de simple être incapable d’évoluer. Je suis dur. Mais c’est pour moi une vérité fondamentale. William avait donc été une proie ? Un être sous évoluer ? Aurait-il voulu le rester ? S’il avait eu le choix serait-il encore humain ? Il avait l’air de mépriser son être. Je pouvais le comprendre, ils sont tous comme ça dans le fond. C’est parce qu’on les a dénaturé je pense. Personnellement je n’ai jamais été que ce que je suis à présent, je n’ai jamais été dénaturé, alors je n’éprouve pas ce genre de chose complexe.

Il ne pensait pas pouvoir me vaincre. C’était ironique en effet quand on sait que sa race est moi point faible. Mais il marquait un point dans le sens ou en effet il n’aurait pas pu vaincre la faucheuse, je n’aurais pas pu non plus. Mais je n’étais plus vraiment cette chose, car à présent j’avais des peurs, des craintes, des attaches et des regrets. Je n’étais plus immunisé contre eux, contre tous. J’avais des sentiments et je ne pouvais plus exécuter de la même façon, mes ordres. Mais dans un sens, je ne pouvais désobéir. Il me tendit la main. C’était surprenant, vraiment. Pourquoi il me tend la même ? N’a-t-il pas vu ce dont j’étais capable ! N’a-t-il pas conscience du danger que je représente ? Si, il se méfiait de moi, comme de tout le monde. J’étais triste pour Lawrence, ce n’était pas juste qu’il ne lui accorde aucune confiance. Il parlait comme s’il ne faisait pas partie de notre famille. C’était sans doute de ma faute, il ne voulait plus en être par ma faute ?

J’ai presque reculé d’un pas, mais mon, geste était resté en suspense. Si je le tuerais à présent ? Non, pourquoi je le tuerais ! Moi je le considère comme mon frère. Et même si je ne peux désobéir à ces ordres, cet homme est loin de moi et de son emprise sur ma personne. Alors définitivement, non. Contrairement à ce qu’il semblait croire, je ne pouvais tuer que sur ordre. D’ailleurs le mot tuer m’était assez peu familier. Je ne faisais que exécuter les ordres, je ne tuais pas, pas à mes yeux, j’obéissais simplement. Une preuve que je n’étais pas juste ça. Il parlait de nouveau en s’excluant. Mon visage était resté impassible tout du long, comme toujours. Mais ces paroles me blessèrent. J’avais profité de ça c’est vrai, mais je ne l’avais jamais mérité. Lawrence était un ami précieux, mais le contraire était-il vrai ? Je l’avais marqué à vie, le défigurant, j’étais un poids pour lui et rien de plus. Son père était parti par ma faute, il avait perdu bien plus qu’il n’avait gagné à être mon si précieuse ami.

Lua.


Qu’avait-il dit ? Il avait prononcé son nom. Il l’avait connu. Lua. J’ai reculé d’un pas et mon visage ne fut plus neutre du tout. J’avais peur je l’avoue. Pourquoi parlait-il d’elle ? Pourquoi fallait-il que ce soit elle ? Non, nous n’étions pas tous « ça » William. Je ne peux te croire et je m’en excuse. Le sang qui tâche à jamais mon âme et ma personne ne m’autorise pas à être comme toi. Tu es bien meilleur que moi en ce monde William. Son regard me glaçait le sang. Je me sentais mal. J’ai baissé les yeux. Il posait trop de question, pourquoi j’avais parlé d’elle ? Pourquoi avait-il dit son nom ? Elle avait eu des amis sans doute. William en faisait partie, sans doute. Avait-il seulement conscience que j’avais réduit en cendre cette amie ? J’ai voulu fouillé dans ma poche avant de me rappeler que je ne portais qu’un boxer et un T-shirt. Ha … Détail qu’on oublie assez vite quand votre passé vous rattrape tiens, j’en prends note. J’ai soupiré, ce qui ne me ressemble pas vraiment.

- Tu as parlé de Lua. Elle était ton amie ? C’était quelqu’un de bien ? Elle souriait souvent ? Avait-elle des frères et sœurs ? Est-ce qu’elle aimait le sucre ?

Toutes ces questions, je me les posais tout le temps. Comment aurait-elle été si je n’avais pas croisé son chemin ? Est-ce qu’elle avait été une amie sincère ? Est-ce qu’elle aimait lire ? Qui était-elle … J’ai tourné le dos à William un instant et je suis monté enfiler mon pantalon, prenant pas la même occasion mon portefeuille que je ne quitte habituellement jamais. Je suis ensuite re descendu, fouillant dedans au passage. J’avais récupéré sa photo dans son dossier. Une simple photo, sans sourie, sans joie, sans rien. Une simple photo identitaire. Mais c’était pour moi précieux de ne jamais oublié son visage. J’avais été quelqu’un le temps d’une seconde avec elle. J’avais ressentie quelques choses à cette époque grâce à elle. Si je connais aujourd’hui le sens du mot regret, c’est grâce à elle. J’ai tendu la photo à William.

- Lua O’Connor, cible de classe C, danger. Incapacité à l’obéissance et insubordination. Tentative d’évasion et blessures sur garde. Elle ne s’est pas défendue une seule instante. Je l’ai effacé de ce monde, détruite, comme ce journal.

J’ai repris la photo pour la remettre bien comme il fallait dans mon portefeuille. Je ne me pardonnerais jamais ces actes, bien que je chérisse aussi ces actions qui m’avaient brièvement rendue mes sentiments. Pourtant, j’avais continué à exécuter mes ordres, sans jamais douter de Maitre Miller. Sans jamais me poser de question. Je n’avais du regret que pour elle qui avait déposé les armes. William avait dit m’apprécier. C’était sans doute déjà du passé, maintenant qu’il savait la triste vérité.

- Ne parle pas comme si tu ne faisais pas partie de cette famille, pas devant Lawrence en tout cas, ça le blesserait. Et ne dit plus que tu m’apprécies… S’il te plaît …

C’était une demande sincère. Ce n’était plus juste des ordres, c’était son amie à présent. Il devait prendre conscience de ce que j’avais fait. Ne plus jamais me tendre la main ! Cette main. Je la tripotais nerveusement. Je n’avais plus mon gant maintenant, je ne devais plus rien toucher. La cicatrice me brûlait. Je devrais sans doute rentré chez moi…



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William O'Cahan
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The nightmare
Jeu 29 Déc - 20:17
Es-tu comme eux ?
#Alfredo

Lua promets-moi de vivre, essaye de survivre et raconte-nous si un jour on se revoit comment était la liberté. Si tu vois la faucheuse fuis, car tu ne peux pas la vaincre, mais je t'en prie, ne te laisse pas avoir.

Le voir se reculé. Voir cette expression neutre en sachant pertinemment ce qu’il y a à l’intérieur. C’était étrange. Qu’est-ce que je faisais ? Qu’est-ce que je fabriquais ? De quel droit je lui faisais ça ? Sans même utiliser mes pouvoirs je faisais quelque chose de mal. N’est-ce pas là ce qu’on nous avait appris ? Faire du mal avec nos mots, nos gestes, notre regard. Rien que notre présence faisait mal, alors qu’on n’utilisait pas nos pouvoirs. Je l’ai observé. Il ne semblait pas aller bien. Son visage changea. Il semblait avoir peur, mais pourquoi ? Non, ne me dites pas que j’ai utilisé mes pouvoirs sans me rendre compte ? Ce n’était pas possible, ce n’était pas la même peur, ce n’était donc pas ça, mais quoi donc du coup ? Je me suis posé la question pendant un moment, je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas quoi dire.

Lua.

Il venait de parler de Lua, il connaissait Lua ? Non, ne me dites pas. C’était facile de faire le rapprochement, cependant elle semblait si réelle quand je l’avais vu elle ne pouvait pas n’est-ce pas ? Ce n’était pas le cas ? Pourquoi il dit « c’était » ? Je ne comprenais pas, je ne voulais pas comprendre, je ne voulais pas y croire. Elle était vivante. Elle l’était. J’en suis sûre qu’elle l’était, elle ne pouvait pas être morte, elle avait tant rêvé de liberté, mais ça m’inquiétait qu’il l’a connaisse, je n’ai même pas réagit quand il est parti pendant un moment.

Des frères ou des sœurs ? Aimer le sucre ? Il se foutait de ma gueule là ? Il se foutait vraiment de moi n’est-ce pas ? Comment pouvait-il demander ça en sachant pertinemment ce que les expériences vivaient dans un sens ? Il devait exterminer les expériences, est-ce que franchement il croit qu’on a le temps de savoir si on avait une famille ? Il se foutait réellement de ma gueule. Il venait de me tendre une photo, je l’ai prise dans mes mains, c’était bien Lua, il avait Lua en photo. Elle ne s’est pas défendue ? Mais pourquoi ? Lua non ce n’est pas vrai. Tu ne peux pas, tu m’avais promis de vivre et de retrouver ta famille, de profiter de la vie. On avait… je pensais tellement que tu étais vivante. Je t’ai vu.. Je t’avais vu ce jour-là. Pourquoi ? Pourquoi tu n’es pas venue me voir pour me dire que tu étais morte. La photo a été reprise et j’ai regardé Alfredo.
Ce n’était pas mon amie Lua, c’était une personne comme moi. Une personne comme « ça », une personne qui avait de l’espoir.

« Mon amie ? Ne me fait pas rire. Gentille ? Elle l’était oui. Souriante ? C’est une bonne question, est-ce qu’elle l’était ? Le sucre Alfredo… Avant notre sortie on ne savait même pas qu’il existait autre chose que de la purée, donc non elle n’aimait pas le sucre, elle ne connaissait même pas ça. Elle n’a pas eu le temps de goûter je suppose une fois dehors. Mais bon qu’importe n’est-ce pas ? Puis tu te fous d’ma gueule pour demander si elle a des frères ou des sœurs ? La moitié des expériences ne savent même pas qu’ils ont un père et une mère, alors savoir s’ils ont des frères et sœurs ? Qu’est-ce que j’en sais moi hein ? J’ai une tronche à savoir tout ça ?!»

Pourquoi Alfredo ? Pourquoi tu poses ces questions. Pourquoi, pourquoi. Arrête.
La famille. Qu’est-ce que c’était concrètement ? La famille je n’en voulais pas. Je ne voulais pas mettre Lawrence mal à l’aise, mais la famille concrètement ce n’était rien pour moi. Après tout ma mère m’avait vendu, alors le mot « famille » pour moi n’a aucune signification, aucune appartenance. Je l’ai regardé une nouvelle fois. Ne plus lui dire que je l’appréciais ? Est-ce que je le dégoutais en lui disant que je l’appréciais ? Oui sans doute, c’était déjà bien assez que Lawrence m’aime. C’était bien trop étrange en soit pour que ça soit réel, alors que quelqu’un accepte que je dise que je l’apprécie, il ne faut pas abuser William. Tout n’était que mensonge après tout n’est-ce pas ? Ce n’était pas vrai.

« D’accord, je ne le dirai plus. Pardon. »

Accepté trop vite, mais accepté tout de même. Je me suis reculé et je me suis frotté le visage. C’était si Prévisible maintenant que j’y pense, c’était si prévisible qu’elle décède, c’était si simple, c’était si réalise, comment avons-nous pu croire qu’elle allait s’en sortir. Je l’ai regardé pendant un instant, pourquoi il pensait à elle ? Pourquoi il voulait tant savoir de choses sur elle ? Est-ce qu’il avait des regrets ? Est-ce qu’il s’en voulait de l’avoir tué ? Il n’écoutait que les ordres après tout, ce n’est pas comme s’il pouvait réellement faire quelque chose contre ça, sans doute l’aurait-elle tué si elle le pouvait. Elle l’aurait fait je pense, juste pour la liberté.

« Lua était quelqu’un de bien tu sais. Ils n’avaient pas le droit. Je pense savoir pourquoi elle ne s’est pas défendue. Après tout, tout comme moi, elle savait que si elle rencontrait la faucheuse, jamais… Jamais elle pourrait te vaincre. »

Je me suis rapproché en souriant un peu. Malgré tout ça, je ne lui en voulais pas. Il était quelqu’un de bien. Je le savais.

« Je l’ai vu. C’est pour ça que je pensais qu’elle était vivante. Je la retrouverai et je ferai en sorte qu’elle parte en paix. Elle a assez souffert comme ça. »

Je me suis reculé et je suis allé m’asseoir sur une chaise. Je me suis gratté le cou et je l’ai regardé de nouveau en soupirant. Je le regardais sans trop savoir quoi faire, il n’avait plus de gant n’était-ce pas dangereux pour lui ? J’ai tapé un peu la table doucement. Puis je me suis relevé. Je suis allé prendre mon sac que j’avais laissé par terre et j’ai ouvert, j’avais des gants de boulots, des gants noirs, simple, ça devrait le faire non ? Je lui en ai tendu un pour la bonne main.

« Penses-tu que ça ira ? Ou il te faut un gant en particulier ? Tu veux qu’on aille t’en chercher un ? T’sais faut pas qu’on te laisse comme ça, tu ne sembles pas à l’aise. »

Waouh bravo William, t’essaye de changer de sujet tellement subtilement que même un enfant n’y verrait que du feu. J'ai essayé de lui sourire, je ne sais pas pourquoi je voulais le rassurer un peu. Il n'était peut-être qu'un «chien» comme il dit, mais pour moi il ne l'était pas, il était quelqu'un que j'appréciais réellement même si je ne pouvais pas lui dire. Peut-être devrait-on appeler Lawrence ? Je ne sais pas ce qu'il fait dans ces moment-là, mais peut-être devrait-on ? Histoire que Lawrence l'aide, je partirai pour pas poser de problème, j'ai peur d'avoir créer quelque chose qui ne fallait pas.

J'ai peur d'avoir ruiné une relation stable que Lawrence avait mis du temps à établir avec Alfredo. Si jamais c'est le cas je me promets de partir pour ne plus jamais causer d'ennuis à Alfredo et Lawrence.



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Jeu 29 Déc - 21:02

Alfredo
O'dril

Qui
es-tu ?

Ft. William O'Cahan


Je pouvais sentir le reproche dans sa voix. Honte à moi. Je ne connaissais vraiment rien de leur vie. J’avais été favorisé bien plus qu’eux. Je me sentais si honteux. Bien-sûr qu’elle ne connaissait pas sa famille ou la douceur du sucre, bien-sûr… Je voulais tant pourtant que ce ne soit que mensonge. J’aurais mérité d’être à leurs place, de subir tout ça, au mieux d’être favorisé. J’avais mangé correctement toute ma vie, j’avais toujours eu de quoi lire et étudier, j’avais toujours dormis dans un lit. Je ne devais pas me plaindre du dressage, car c’était une chose normale après tout. Sans ce dressage je n’aurais été qu’une bête sauvage. Je ne devais pas me plaindre de la solitude, car il était normal de protéger les autres de ma présence. Pourtant j’avais maudit cet homme, l’avait détesté pour ce qu’il m’avait fait. J’avais osé me plaindre, alors que j’avais bien plus que je ne méritais.

Elle ne c’était pas défendue car la différence entre nos forces étaient trop grande ? C’était pour lui la vérité. Mais je savais que c’était faux. Elle m’avait sourie. Pourquoi ? Je ne le saurais, sans doute jamais. Je ne suis même pas sûr de le vouloir. J’avais peur d’avoir rêvé. Elle avait été la première à me sourire vraiment, alors je ne voulais pas entendre que c’était par peur de moi. La faucheuse. Je déteste, je déteste ! Je ne veux plus jamais entendre ce mot. Je ne veux pas être porteur de mort ! Je voulais juste être médecin, quelqu’un qui sauve des vies avec son pouvoir, pas celui qui reprend tout espoir avec sa main. Combien de vie fallait-il que je sauve pour qu’enfin on arrête de m’appeler ainsi ? Sans doute que je n’en sauverais jamais assez. Sans doute que j’étais toujours la faucheuse. William devait avoir peur de moi, il devait se retenir de fuir. Je pouvais le comprendre…

Elle avait assez souffert comme ça. Il l’avait donc vu ? J’eu un frisson dans tout le corps. Je ne voulais pas le savoir. Je voulais oublier tout ça ! Il avait reculé. Tu as raison William éloigne-toi de moi. Après tout combien de fois t’avait-on menacé de par mon nom ? Combien de fois on t’a fait obéir en te disant que sinon je viendrais te tuer ? Combien de fois tu as vu tes confrères disparaître sous ma main ? Combien de fois m’as-tu vu dans tes cauchemars ? Et maintenant j’étais réel et devant toi. C’était à se demander pourquoi tu ne te déchaînes pas contre moi. Sans doute l’aurait-il voulu, sans doute cet homme avait voulu ça ! C’était peut-être pour ça que William ne me faisait rien en l’instant, il ne voulait rendre le plan de cet homme possible. Si je ne m’étais pas retiré de ce projet, on ne l’aurait sans doute jamais relâché, il aurait fini comme Lua, simplement.

Il tapa sur la table et se leva. Sans doute que je m’étais trompé, sans doute allait-il venger ces frères et enfin en finir. Mais non, il alla près de son sac. Je ne voulais pas qu’il parte, je ne voulais pas infliger ça à Lawrence ! Lui comme William avait le droit au bonheur ! Il me tendit quelque chose et je dissipai ma surprise sous mon regard neutre. Un gant ? Pourquoi tu me tends un gant William, je ne vais pas te toucher, tu n’as pas besoin de te protéger de moi. Pourquoi me souries-tu de façon si difficile ? Je lui faisais peur. Faire peur à un Nightëel, si douce est l’ironie. La mort fait trembler la peur elle-même. Le gant, il est en plastique souple, ce genre de gant pour faire du jardinage. J’ai tendu la main vers ce cadeau, mais à peine mon doigt le toucha que le plastique s’étira et tomba en miette. Suis-je bête, j’y ai vraiment cru.

- Pardon. J’ai détruit ton gant…

Tout ce que tu touches est détruit, tout ce que tu rencontres est détruit, tout ce qui veut te toucher sera détruit. J’ai reculé d’un pas tenant ma main droite. Idiot, ne touche plus rien ! Idiot. Idiot. J’ai essayé de rester le plus neutre possible. Après tout c’est le plus facile. Qu’est-ce que je devais faire maintenant ? J’étais perdu. Pourtant je suis d’un naturel fort, je suis toujours calme, tranquille. Sans doute comme la mort dans un sens. J’avais tant de question. Mais avais-je seulement le droit de lui poser ? J’étais curieux…

- Je ne sais pas ce que tu as vécus en fait William. Enfin il y a des choses dont je me doute. Mais mise à part ça je ne sais rien de ce qu’on faisait aux expériences. Je sais toute fois que je ne suis pas à plaindre. Et je ne me plains pas. J’en ai pas vraiment le droit, n’est-ce pas ? … Tu sais si tu vois Lua, j’aimerais que tu lui poses une question. C’est beaucoup demander je sais, mais … Je voudrais comprendre, pourquoi elle m’a sourie si gentiment alors que je …

J’étais incapable de finir ma phrase. J’avais la bouche ouverte, mais rien n’en sortais plus. J’ai mis ma main devant honteux et je n’ai plus rien dis. Idiot. De quel droit tu poses ce genre de question ! Il ne veut plus te parler, il propose de partir chercher un gant pour s’éloigner de toi, pour ne plus que tu le touches, pour que tu disparaisses à jamais, comme tu l’as fait pour tous ces frères ! Je savais tout ça. Mon cœur ce serrait. Je savais très bien tout ça. Pourtant j’avais parlé sans m’en rendre vraiment compte. Je voulais juste savoir … J’ai toujours été d’un naturel curieux, c’est pour ça que j’ai étudié la médecine, dans un sens. Bien que la raison première fût que je voulais non plus prendre, mais rendre la vie. J’ai soupiré et je suis parti m’asseoir simplement, en face de là où il c’était assis. Idiot. Je lui tournais le dos. Pourquoi je me sentais si mal d’un coup ? Pourtant je sentais mon corps entier ce briser. J’ai mis ma main sur mon visage. Parfois j’aimerais pouvoir prendre ma vie aussi simplement que l’a leur.



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William O'Cahan
The nightmare
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The nightmare
Jeu 29 Déc - 22:40
Es-tu comme eux ?
#Alfredo

Mon pauvre gant. Il avait tenté de le prendre, mais il venait d’être réduit en cendre. Fini poussière. Il venait de s’excuser, mais ce n’était pas grave. Je continuais de lui sourire. Je n’arrêtais pas de repenser à Lua cependant, il avait tué Lua. Il l’avait réduit comme ce gant, elle était encore là pourtant elle ne s’était pas défendu, elle n’avait pas peur je le sais. Elle n’avait pas eu peur, ce n’est pas la faucheuse en elle-même qui nous faisait peur en réalité, c’est le fait de mourir qui nous tentait pas vraiment, on voulait vivre malgré le fait qu’on n’était que des expériences on ne voulait pas mourir comme ça, sans qu’on ait pu connaitre la liberté, cependant on dirait que c’était trop demandé, on dirait que Monsieur Miller avait décidé qu’on devait mourir sans même connaître un peu le bonheur, dans un sens, il n’avait pas tort pourquoi on devrait le connaitre, alors que nos parents nous ont vendu ?

Pourquoi ma mère avait fait ça déjà ? Pourquoi elle avait fait une telle chose ? Pourquoi ? Elle ne m’aimait pas ? Qu’avais-je réellement fait ? Je ne sais pas. J’ai repensé aux questions d’Alfredo, des frères ou des sœurs, est-ce que c’était possible ça ? Si Lua avait été vendu, c’est qu’ils ne voulaient pas d’enfant non ? je ne sais pas trop, je n’arrivais plus vraiment à réfléchir, tout ce que je sais c’est que je voulais des réponses que je ne porrai sans doute pas apporter tout seul, il fallait que Lua vienne, mais elle ne se montrait pas, était-elle déjà de l’autre côté ? Je ne sais pas. Je ne pense pas, sinon elle le serait depuis le début, je ne suis pas dupe comme jeune homme non plus. Je l’ai écouté me poser ses questions, je me posais cette question aussi, je pensais déjà avoir la réponse, elle était simple et compliquée en même temps, ce n’était pas facile d’admettre qu’on allait mourir, mais en réalité une fois que nous sommes habitués, tout est simple. Je me suis approché, pourquoi ne pourrait-il pas se plaindre ? IL a tous les droits, il n’avait certes pas vécu la même chose que nous, mais il avait vécu des choses, il avait le droit de se plaindre, pourquoi il ne le pourrait pas hein ? Il était comme nous, il était perdu, il avait été le pantin de monsieur Miller. Il était tout aussi perdu que nous ça veut dire, il avait été pendant un moment qu’un simple pantin sans émotion, alors bien sûr que oui il peut se plaindre, parler de ce qu’il a vécu s’il se sent capable de le faire.

Je suis venu m’asseoir moi aussi quand il le fit. J’ai fixé la table pendant un moment sans rien dire. Je ne savais pas quoi dire en réalité, je voulais tant lui poser de questions, comme je voulais aussi ne pas avoir de réponse, mais j’étais rassuré Monsieur Miller n’allait plus faire de mal, Monsieur Miller était enfin neutralisé. Peut-être devrais-je lui dire ? Essayons de le rassurer. Je ne sais pas comment, mais on verra.

« Tu peux te plaindre, ce n’est pas parce que tu n’as pas vécu la même chose que nous que tu n’as pas le droit. Si tu veux en parler tu peux. Les conditions, le vécu, même si ce n’est pas pareil, tu as le droit d’en parler. Ce n’est pas interdit. Je t’écouterai. »

C’était vachement rassurant de savoir que le gars que je suis va l’écouter, c’était même complètement débile sachant que moi-même je ne parle à personne du véritable traitement qu’on a eu. C’était affreux. Je me suis frotté le bras un moment. Je devrais lui dire pour Lua. Je pense que je devrais au moins faire ça pour lui, il semblait torturer avec cette histoire.

Lua tu as réussi quelque chose que sans doute personne n’aurait réussi avant Lawrence.
Tu as fait quelque chose d’honorable.
Tu t’es sacrifiée pour le bien de tous.
Comment le sais-je ? Car jamais tu ne te serais laissée mourir devant la faucheuse. Tu n’aurais pas pu la vaincre, tu aurais fui, tu aurais essayé de te battre, mais jamais tu ne te serais laissée mourir si ce n’était pas pour une raison. Tu avais sans doute vu quelque chose de beau pour laisser un tel événement arriver.

Tu es forte Lua.

Je me suis assis en tailleur sur la chaise et j’ai fixé Alfredo. Lui aussi il a le droit au bonheur. Lui aussi il a droit de reconnaître qu’il a fait des erreurs, il a aussi le droit de connaître la vérité, car tout le monde devrait connaître la vérité.

« Je te promets Alfredo de lui demander. Je te promets de comprendre pourquoi elle a sourie. Tu sais Alfredo. Les marques que Monsieur Miller a sur le visage, il y en a une, c’est moi qui lui ait fait. Tu le savais ?»

Pourquoi lui précise-je que j’ai été violent avec ce Monsieur Miller ? Pourquoi je me sens plus libre de lui dire ça, pourquoi je sens que si je lui dis ça peut-être qu’il va comprendre que si j’ai pu atteindre Ambrose, lui aussi il pourrait peut-être un jour l’atteindre ? Je me suis relevé et je me suis mis vers lui, sans le toucher, mais toujours en souriant un peu plus sincèrement cette fois-ci.

« Viens, on va te chercher un gant et tu devrais te calmer un peu sinon tous tes gants vont disparaitre, ça serait bête et ça coûte cher à force. Puis je pourrai te faire… Comment ça se nomme déjà... Des crêpes ? J’ai appris à faire ça !»

Mais qu’est-ce que je fabriquais est-ce que ça allait vraiment marcher une telle chose ? Genre lui dire que j’ai appris à faire des crêpes comme s’il allait accepter de rester avec moi le monstre de Nighteel, ça se voyait qu’il n’aimait pas ma race, je le sentais, je le savais, il ne devait pas m’apprécier des masses en réalité. Il devait s’en foutre de tout ça, Lua était importante, mais au final on était tous pareils, les nighteel ce sont des monstres de première.

Ceux qui amènent la terreur, la mort, les cauchemars. On peut parfois voir l’avenir, c’est terrible de voir tout ça. Je me suis approché et je suis venu lui embrassé le front et je me suis reculé. Bon ok ce n’était pas bien, mais Lua faisait ça aux enfants tristes, puis Lawrence me l’avait fait, sans doute que ça marchait ? Non ? Je ne sais pas. Je crois que j’ai fait une belle bêtise, mais bon que voulez-vous on doit tout essayer, puis je voulais qu’il arrête de s’en vouloir, qu’il arrête d’avoir peur, ce n’était pas grave. Tout ceci n’était pas de sa faute, il ne devait pas s’en vouloir, il faut qu’il comprenne qu’il n’y pouvait rien et il faut qu’il remette un gant ça se voit qu’il se sent mal. Mais du moment qu’il n’est pas calme je suppose qu’il n’arrivera pas à remettre son gant comme il se doit il faut juste que je trouve une solution et peut-être le fait de rester avec lui juste une fois lui montrer que malgré tout j’allais rester, car c’était mon…grand-frère ?

Ouais on va dire ça pour cette fois.


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Je te fais peur en Red
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Doctor
Jeu 29 Déc - 23:50

Alfredo
O'dril

Qui
es-tu ?

Ft. William O'Cahan


Il était venu s’asseoir en face de moi. C’était une scène qui m’était assez familière, combien de fois Lawrence l’avait-il fait ? Il disait que je pouvais me plaindre et lui parler, lui aussi. Pourtant, j’en avais parlé avec mon ami c’est vrai, je lui avais tout dit, dans la mesure où je savais qu’il ne pourrait me juger. Mais William avait vécus des choses bien pires que moi. Moralement je ne pouvais pas lui raconter, je n’avais aucunement ce droit. Je l’ai regardé s’asseoir en tailleur sur sa chaise, il avait quelque chose d’innocent ce gosse. Je me demande s’ils sont tous comme ça. Je me sentais fatigué, par cette histoire, par ma nuit de travail, par toutes ces révélations. A présent que je le sais, je me demande comment je ne m’en suis pas douté plutôt. Il avait mentionné le fait qu’on les nourrissait de purée, je trouvais ça horrible. J’aime pas la purée en plus, c’est fade, ça n’a pas de goût. Je me demandais par quoi d’autre il était passé. Je me demandais si comme moi, il était récompenser pour leurs bonne actions et châtier pour leurs doutes ?

Ambrose, pourquoi parlait-il encore de cet homme ? Ces marques ? Je me rappelle en effet. Il en avait plein le visage, le cou, le corps. J’avais pensé, au début, que c’était parce qu’il avait été lui aussi châtier comme expérience. Visiblement je m’étais trompé. J’étais surpris que William l’ai marqué, il avait dû être salement punis pour cet acte. Je n’avais jamais manqué de respect au maître personnellement. J’étais bien dresser il faut dire. Après tout entre Nightëel c’est pouvoir était peut-être plus faible, ça expliquerait ça vulnérabilité. Il souriait, sincèrement cette fois. Je n’avais jamais eu le courage de toucher à Ambrose Miller. Je m’en sentais coupable maintenant. Si William avait pu le marqué comme d’autre, moi j’aurais dû trouver le courage de le détruire, plutôt que tous ces innocents. Je sentais sa proximité, j’avais envie de le prendre dans mes bras, ce petit frère. Mais il n’aimait pas le contact. Sans doute la peur l’avait-il forgé ainsi toute ces années. Je trouve ça intéressant, dans le sens où moi c’est le contraire. Je cherche sans cesse le contact affectif maintenant, ça m’a rendu super tactile en un sens.

Il était vraiment innocent ce gosse, j’étais l’ombre menaçante qui avait irriguée ça vie et il proposait de me faire des crêpes. J’allais finir par le croire naïf. Mais avant que je puisse y réfléchir plus longuement, il m’embrassa le front. Allons bon, William… J’ai levé un sourcil, seul marque de surprise dont je suis capable. C’était assez comique quand on y pense, je suis bien plus grand, plus musclé, plus dangereux et plus âgée que lui. Et pourtant il vient m’embrasser le front comme si j’étais un enfant triste. C’était presque risible. Je me suis donc levé de toute ma hauteur pour lui faire face. J’aime cette particularité chez moi. Malgré ma race je suis grand, adulte, musclé, puissant. Ma main à accélérer ma croissance et j’ai cette forme et cette taille depuis mes 14 ans, mais j’ai la fierté de ma musculature que j’ai irrigué moi-même sur mon temps libre. En effet je n’avais pas grand-chose à faire en dehors les missions donc chacun ses passions. Je lui faisais donc face, baissant les yeux pour le fixé. Mon petit frère.

- Tu as encore peur de moi William ? Je suis toujours la faucheuse tu sais, je peux toujours tuer sous ses ordres et jamais je ne lui désobéirais. Même si Lawrence m’a demandé de devenir ton grand frère, je refuse si tu as peur de moi.

Je vous jure que j’essayais de faire passer des émotions sur mon visage, mais j’crois qu’il est bloqué sur cette expression vide et blasé. ( Lama ) Je me suis donc passé une main dans les cheveux, les détachants au passage. Je disais la vérité, j’avais totalement accepté sa venue dans notre petite famille. Mais aucuns des jeunes de Lawrence n’a peur de moi, pas un seul. Alors si jamais ça arrive je ne pourrais plus le voir comme mon petit frère. C’était terriblement logique à mes yeux et je pense que de toute façon William ne me considère pas comme tel. Car oui, j’avais posé la question, mais je connaissais la réponse. C’était illogique, impossible et impensable qu’il n’ait pas peur de moi. Même un peu. Après tout il a dit lui-même se méfier de tout le monde. Pui sincèrement quand on est perdu face à quelqu’un au point de lui proposer des crêpes, c’est que je dois vraiment le perturbé beaucoup ce gosse.

Il avait proposé de me prendre un autre gant. Il avait donc toujours peur que je le touche. J’ai croisé les bras penchant la tête de côté pensif. Mes cheveux me caressaient le coude dans cette position, la réflexion était simple en fait. Il allait me mentir et dire que je ne lui fais pas peur ou il me dirait la vérité, mais j’y croyais moins. Ou alors il allait se voiler la face et ce convaincre du contraire. J’ai donc tendus mon bras droit devant lui, droit devant moi. Bien je dois l’avouer je suis un manipulateur mais pour ma défense, c’est racial et donc aucunement de ma faute personnelle ! Mais j’allais le poussé à me révéler la vérité. J’ai pris une profonde inspiration et je l’ai touché. Sur le front, sans crier gare, j’avais fait ça vite et ma main demeurait là.

Cette sensation si familière. Je sentais tout son être, ma min vibrait presque, si je sentais ces cellules il pouvait me sentir lui aussi. Une simple pensée, une simple distraction et il était détruit. Je restais donc concentré. Je sentais mon être se remplir, comme … de la joie ? Mon pouvoir s’excitait, je le sentais pulsé dans mon avant-bras jusqu’à ma main. Il emplissait mes doigts jusqu’au bout de mes ongles. Ma main chauffait. Je le retenais le plus possible, puis j’ai lâché le Nightëel, effleurant la table dans l’élan. Enfin ce qu’il restait à présent de la table. Je l’avais peut-être un peu trop chargé maintenant que j’y pense. Encore heureux que je garde le contrôle quand je tripotte les cellules de mes patients. Ho non Lawrence allait m’engueuler, une si belle table en chêne.

- Oups… Spas passé loin on dirait.


Mais merde Alfredo mais au moins des sentiments dans ta voix à défaut de ta face quoi !


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